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nous pensons de chs^que arrêt. Il ne faut pas conclure de cette profession de foi , que nous nous soyons ccartës sur presque tous les points des idées généralement reçues ; si l'on excepte la théorie des conditions de se marier , de ne pas se marier et de leur accomplissement , nous sommes presque partout d'accord avec la plupart des auteurs et des arrêts , mais cela n'a été pour nous qu'une considération subsidiaire. Nous avons constamment embrassé le parti de la morale et de la religion. Tant de livres sont publiés dans un but contraire , que tous les gens sensés applaudiront à Tapparition de notre ouvrage , quelque faible qu'il soit d'ailleurs.
En troisième lieu , nous avons indiqué les avantages et les inconvénients de chaque loi et les réformes que réclament impérieusement les bonnes mœurs et les intérêts sociaux.
Dans l'Introduction, nous exposons quelques considérations morales , politiques et religieuses sur le mariage , et nous invitons nos législateurs à corriger certaines parties de notre droit qui sont contraires au mariage et qui en détournent.
Nous examinons la condition de la puberté dans son origine , dans son essence et dans les conséquences qui en dérivent; arrivant de là à la nécessité du consentement et de la capacité des parties qui contractent mariage , nous passons en revue Terreur , la violence
physique et morale, le dol, rincapacitë judiciaire et légale , la défense de la polygamie.
La nécessité du. consentement des parents, ou de leur conseil, nous occupe ensuite, et nous terminons la série des empêchements au mariage, par ceux de la parenté , de l'adultère et du divorce.
Il nous reste h dire quelques mots sur les auteurs qui nous ont précédé dans l'explication du titre du mariage. Le plus complet de tous les ouvrages puhliés sur le mariage, depuis notre Code civil , est le Traité de M. Vazeille. Cet auteur prévoit un grand nombre de questions , mais il ne se livre pas à leur examen , avec cet esprit de discussion qui caractérise le véritable jurisconsulte j il n'a point non plus appuyé ses décisions sur les considérations morales et religieuses qui abondent en cette matière ; et il place une trop grande confiance dans la jurisprudence des arrêts, qu'il est souvent dangereux de prendre pour guide exclusif. Cependant nous avons profité quelquefois des recherches de cet auteur.
Le deuxième volume du Cours de Droit français par M. Duranton , né contient que le titre du mariage, et celui de la séparation de corps. Ce jurisconsulte a pensé , à juste titre , que la partie de l'état des personnes , qui comprend le mariage , demandait un développement spécial ; le chapitre des nullités et le titre de la séparation y sont bien traités , mais le cha-
pitre des empêchements, qui forme notre premier volume, y est un peu négligé. Nous devons dire , toutefois , que cet ouvrage consciencieux nous a été souvent utile, et on en trouvera plusieurs citations.
M. Nougarède est Tauteur d'un traité remarquable intitulé Jurisprudence du Mariage. Nous avons vu avec plaisir quelques-uns de nos aperçus confirmés par cet écrivain. Nous regrettons de n'avoir eu que très tard connaissance de cet ouvrage, nous aurions pu mettre à profit une partie des idées qu'il renferme.
La fin du i®^ volume de M. Toullier contient quelques pages sur le mariage; les questions n'y sont qu'eflOieurées , et l'on n'y reconnaît pas toujours Timmortel auteur des Obligations.
M. Proudhon n'a presque fait que mettre en ordre le Code civil , et le titre du mariage n'a obtenu de la plume de ce jurisconsulte célèbre qu'une mention courte et succincte.
M. Delvincourt n'a aussi qu'effleuré la matière qui fait l'objet de ce volume. Cependant nous avons remarqué dans cet auteur une grande portée d'esprit et des idées morales d'un ordre élevé. Aussi estce avec indignation que nous avons lu dans une brochure, publiée par un avocat de Paris (i), l'ouvrage de M. Delvincourt flétri de l'épithète de Code
(i) V avocat interdit au sujet du Mariage des Prêtres , par M. Duyerne. Paris, i8ag, pag. 7a.
travesti. Sans doute, ce jurisconsulte a quelquefois fait lui-même la loi, mais il a toujours pris le parti de la morale , et il serait à souhaiter que la plupart de ses opinions fussent consacrées par des lois interprétatives (i).
(i) Voyez § a3, de rintroductioD , § a6 et plusieursf parties de notre ouvrage.