CREUSETS MÉTALLIQUES
eiposés vers la fin de Tessai , et ili sont , à cause de cela , fréqoefliment exposés à 8*àffaisSér et à se fendre. En outre, les substances vitreuses ne traversant pas la brasque , et n*exerçant aucune action sur elle, on obtient ces substances dans toute leur pureté , et l'on peut en avoir le poids exact; landis que si on les Fondait à creuset nu , non-seulement on ne pourrait pas les peser, parce qu'elles adhéreraient aux parois , mais on ne les aurait pas pures , parce qu'elles dissoodrsient une partie de la matière du creuset ; il pourrait Aéme arriver qu'elles attaquassent celui-ci jusqu'au point de le percer et de le faire fondre en partie.
La brasque opère la réduction de la plupart des oxides métalliques par voie de cémentation ; elle dis{>ense donc presque toujours d'ajouter du charbon ou on flux réductif poar obtenir un métal. Celte propriété est très -précieuse, parce qoe quand on veut réduire un oxide en le mélangeant avec du charbon , il faut employer un excès de celui-ci ^ et que cet excès restant avec le métal , le divise en grenailles et empêche d'en avoir le poids exact, (f^oy. d'ailleurs Tar- (icIeRtsccnoii.)
Quelquefois , mais seulement pour des expériences qui ont UQ objet tout particulier, on brasque les creusets avec de la silice , de l'alumine , de la magnésie ou de la craie , en humectant ces terres avec de l'eau ^ comme la poudre de charbon , etc. L'application d'une légère couche de craie rend les creusets de terre moins perméables à la litharge.
Les creusets de fer doux sont très-commodes pour faire' certaioes expériences de fusibilité (^oy. Silicates de m) , ou pour essayer certains sulfures ou séléniures. (P^oy. Ploib.) Od les fabrique, soit en rétreîgnant des feuilles de tôle, soit en taraudant des morceaux de fer forgé, comme pour les canons de fusil. Ce dernier mode est de beaucoup préférable au premier , parce qu'il procure des creusets épais et solides qui peuvent servir un grand nombre de fois, tandis que les creusets faits avec des feuilles de tôle qui sont nécessairement très-minces , se gercent presque toujours au feu. Lorsqu'on opère a une très-haute température , on place les creusets de fer dans des creusets de terre qui les garantissent de l'action oxidante du vent; mais quand on ne chauffe qu'à 50 ou 60" p*, et pendant peu de temps, on p^ut les employer nus , s'ils sont un peu épais. Pour les nsais qui se font à ce degré de chaleur , on remplace avec avantage les creusets de fer par des creusets de fonte moulés et taraudés à rinlérieur, parce que ces derniers sont moins cbers que les premiers.
106 PUglON.
Nous avons déjà fait mention dos creusets d'argent et de platine. On ne peut se servir des premiers qu'à la chaleur rouge tout au plus. Les creusets de platine sont iofusibles; mais lorsqu'on les soumet à la haute température des fourneaux d'essai , ils s'aigrissent presque toujours , à tel point qu'on ne peut plus en faire usage. On ne les emploie que rarement^ à cause de cela ^ dans des cas semblables , et toujours avec la précaution de les renfermer dans des creusets de terre. Au lieu de creusets on se sert quelquefois de feuilles minces de platine, dans lesquelles on enveloppe la matière que l'on veut fondre , et que l'on place ensuite dans un creuset de terre ; d'autres fuis on applique la fouille de platine contre les parois du creuset , à l'aide d'un tube de verre arrondi , et en faisant en sorte de ne pas la déchirer. Quand le platine sera devenu moins rare , il est probable qu'on l'emploiera fréquemment de cette manière, par exemple, pour tous les cas dans lesquels le contact de l'argile ou du charbon peut être nuisible.
§ î- — Moyen d^ opérer la fuêion^ elc.
Il convient d'employer les creusets les plus petits possible dans les essais ; mais dans le choix de ces creusets, il faut avoir égard non-seulemenl au volume de la matière sèche , mais encore au degré de boursouflement qu'elle e&t susceptible d'éprouver, de telle sorte qu'elle ne puisse jamais s'élever tout-à- fait jusqu'au bord.
Les creusets doivent toujours être munis d'un couvercle (Fig. 21), pour empêcher Taccès de l'air et pour qu'il n'y toiube ni cendres ni charbons. Les couvercles «mt aussi pour effet de diminuer sensiblement la volatilisation. On les fait avec la même terre que les creusets^ et on leur donno une forme telle , qu ils puissent s'y adapter exactement , en dépassant les bords de quelques millimètres; on réserve dan:» leur milieu un bouton par lequel on puisse les saisir à l'aide d'une pince. Pour laisser une issue aux gaz qui doivent se dégager , on pratique dans ce bouton un ou deux trous avec un fil de fer , après qu'ils ont été moulés , et avant de les sécher et de les faire cuire. Quand on Fond dans des creusets nus , à une température moyenne , des substances qui se boursouflent, on se contente de poser le couvercle sur le creuset, eu le soulevaiit de temps en temps , et on Tête même tout-à-fait quand le boursouflement devient trop connidérable , pour le remettre dès que la matière s'est affuissée. Quelquefois aussi on appuie le couvercle d'un cô-