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le sur le bord du creuset, et de l'autre sur un petit charbon mis eo travers, afin de laisser aux gaz une large issue, et de tempérer par là le boursouflement. Enûaii y a des cas où ce boursouflement est tel , qu'il ne serait pas possible de maiateoîr le couvercle sur le creuset sans que la matière rauniàt jusque par dessus les bords : alors on opère à creuset ouvert, eo dinposant les charbons autour, de manière a ce quils ne puissent pas s*y introduire , ou bien on le bouche en partie avec de gros charbons choisis , que l'on met par dessus en travers.
Lorsqu'on opère à une haute température, dans des creu* sels brasqués ou non , il faut fixer solidement le couvercle •or le creuset, afin qu'il ne puisse pas se déranger, et lais* ser celui-ci découvert. Pour cela, on le place sur le creuset, et on l'y Qxe au moyen d'un rouleau d'argile que l'on applique sur les bords, et que l'on presse fortement avec les doigts mouillés. Cette argile doit être liante et infusible ^ comme celle qui sert à faire les creusets et les couvercles. Si les couvercles n'étaient pas percés à leur centre , il faudrait ménager sur les bords quelques passages pour les gaz : cela se ferait en enlevant, avec un couteau, vers les angles, 1 «rgiie que Ton a mise pour luter le couvercle.
Il y a en général avantage à tasser les matières que l'on introduit dans les creusets^ afin de les réduire au plus petit volume possible : cela n'a d'ailleurs aucun inconvénient, même quand il y a boursouflement. On effectue ce tassement avec un pilon d'agate bien poli , ou avec un tube de Terre arrondi , en ayant soin que rien n'y adhère, pu en détachant avec une barbe de plume les parties pulvéruleoles très- fines qui pourraient y rester attachées , et Ton fait en sorte que la suriace de la matière tassée soit plane , et plutôt un peu convexe que concave. Si dans l'opération il oe devait pas y avoir fusion , le tassement serait plus utile encore, en ce qu'il suifit presque toujours pour faire contracter aux parties une adhérence assez grande pour qu'après l'essai on puisse retirer la masse du creuset sans 1 égrener . et par conséquent pour permettre d'en prendre eiactement le poids. On augmente sensiblement Tadhérence en arrosant la matière , après qu'elle a été fortement tassée, soit avec de Teau ^ soit avec de l'huile quand la présence d'im corps combustible ne peut pas nuire.
Quand on se sert de creusets brasqués, après qu^on a ainsi (a:»sé la matière à essayer^ on met par dessus un peu de poudre de charbon que l'on comprime doucement avec le pouce^ puis ou achève de remplir le creuset avec de ia
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brasque que Ton tasse fortement , couche par couche, arec le piloa. Un creuset ainsi préparé et muni d'un couvercle bien lulé, est comme une masse solide de charbon au centre de laquelle se trouve la substance soumise à Tessai , et il peut se renverser sens dessus dessous dans le fourneau , sans que pour cela le succès de Fessai soit compromis.
Si Ton plaçait les creusets immédiatement sur la grille des fourneaux, leur partie inférieure, qui est celle qui doit éprouver la plus Forte chaleur , puisque toutes les matières qu'ils contiennent s'y réunissent au moment de la fusion , serait au contraire continuellement refroidie par le courant d'air qui traverse la grille : il est donc nécessaire de les élever à une certaine hauteur. Pour cela , on les met sur des supports auxqueU on donne le nom de fromage$ : ce sont des masses d'argile cuite , de forme cylindrique (Fig. 22). Pour les essais qui se font a une température dé 50 à 60^ p. au plus , on se contente de poser le creuset sur le fromage sans l'y attacher , parce qu'il est facile de lé maintenir dans une position verticale pendant toute Topéfation, à l'aide des pinces ; mais pour les essais qui ont lieu à une très-forte chaleur , comme les creusets sont toujours couverts par une grande masse de charbon qui les presse souvent beaucoup plus d'un c6lé que de l'autre , èi l'on ne prenait pas d'autres précautions, ils seraient infailliblement renversés ; il faut les souder au fromage avec de l'argile grasse et réfractaire, de la manière qu'on lute les couvercles. Dans les essais qui se font à une température moyenne , un seulfrpmage ordinaire suffit; mais quand on chauffe trèsfortement , il faut que le fond du creuset soit élevé de 6 à 8 centim. au dessus de la grille , parce que c'est a peu près à cette hauteur qu'a lieu la plus grande chaleur dans le fourneau : alors on emploie deux fromages, que l'on met l'un au dessus de l'autre, ou , ce qui vaut mieux , un morceau de brique taillé en cube (Fig. 2S) , qui par sa forme a plus d'assiette qu'un fromage, et l'on met un fromage par dessus, en ayant soin de bien les souder l'un à l'autre à l'aide d'une couche mince'd'argile interposée entre eux. Il est nécessaire que le fromage sur lequel repose immédiatement le creuset soit réfraciaire ; mais quant au fromage inférieur ou à la brique , cela n'est pas nécessaire parce qu'ils n'éprouvent pas une chaleur aussi élevée.
Les creusets étant munis de leurs couvercles et soudés sur les fromages ( Fig. 24 ), on les place avec soin dans le fourneau, de telle façon qu'ils soient bien verticaux, à peu près à égale distance les uns des autres , qu'ils ne touchent pas
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les parois , et que leur base se trouve solidement appuyée sur deux barreaux de la grille. Il convieDtde ne luterlescreu* sets avec leurs couvercles et leurs fromages, que très-peu de temps avant de les mettre dans le fourneau, parce qu'autrement l'argile en se desséchant se contracterait, se fendillerait , et que n'adbcrant plus alors que faiblement au creuset, elle pourrait s'en détacher dans les mouvements que Ton ferait pour placer celui-ci dans le fourneau. Si néanmoins quelques circonstances obligeaient à préparer les creusets vingt-quatre heures à l'avance, il faudrait les tenir enveloppés dans un linge mouillé, pour les empêcher de se dessécher.
Lorsqu'après avoir placé les creusets dans le fourneau , on Ta presque rempli de combustible non allumé , oo jette par dessus celui-ci une pelletée de charbon de bois bien embrasé, puis on achève de remplir avec du combustible noir, et on laisse le feu se propager peu à peu par le simple tirage qui a lieu à travers la grille, sans le secours de la cheminée ou des soufflets. Au bout d'une heure environ, les creusets et les parois du fourneau sont rouge-blanc, et Ton peut commencer h donner le vent. On gradue celui-ci de quart d'heure en quart d*heure , soit en ouvrant la trappe de la cheminée, si l'on se sert d'un fourneau à vent, soit en tournant les robinets des tuyaux, si l'on chauffe dans un fourneau à soufflets.
Quand on juge que l'essai doit être terminé, on cesse d'ajouter du combustible^ et lorsque les creusets sont^à découvert, on les retire à Taide de pinces courbes (Fig. 25 et 26) ; on les pose dans un bain de sable , et on les laisse refroidir lentement et complètement. Pour les ouvrir, on les tient horizontalement dans la main gauche, et l'on frappe à petits coups, avec la tranche d'un marteau, sur les bords du couvercle dans tout son pourtour et principalement vers les points où il présente le plus de prise, et jusqu'à ce qu'il se détache. S'il se trouvait être trop fortement soudé ou trop endommagé pour qu'on pût Tenlever d'une seule pièce , il faudrait poser le creuset horizontalement sur une enclume, et le frapper vers lesjoints avec la tranche du marteau ; alors le couvercle s'en séparerait en entraînant une partie des bords du creuset. Dans tous les cas, il est essentiel de tâcher de produire le moins possible de poussière et de menus débris qui pourraient se mélanger avec la matière de l'essai. Quand on opère dans un creuset nu, après qu'on a détaché le couvercle , on pose le creuset borizontalemeot sur une enclume, en le tenant de la main gauche par les bords , et