LUT
lieu de blanc d*œuf ^ on emploie quelquefois avec la chaux du fromage blanc , une dissolution do colle modérément saturée , du sang , etc. Ce lut contracte promptement une grande dureté et adhère fortement au verre; mais il a le défout de n*être pas flexible.
6<» Le hlano de plomb mêlé avec de Thuile. On rapplique sur des bandes de toile ou sur des faisceaux de filasse ; il produit à peu près le même effet que les luts de chaux.
?• La cire jaune peut souvent servir de lut , mais elle a le défaut de devenir cassante à une température basse : on la rend moins cassante et en même temps plus fusible en la mêlant avec le huitième de son poids de térébenthine commune.
8^ Le moêtic mou» On le prépare avec de la cire janne que Ton fait fondre avec la luuitié de son poids de térébenthine , et un peu de rouge de Venise pour lui donner de la couleur : il est flexible et il prend antre les doigts toutes les formes que Ton désire.
9^ Le lui résineux. On fait fondre ensemble , à la température la plus basse possible ^ 1 partie de cire jaune avec 4 à 5 parties de résine. On introduit par petites portions dans le mélange fondu l partie d*ocre rouge en poudro ou de brique pilée, et on laisse pendant quelques instants la température s*élever un peu au dessus de 100°, et jusqu'à ce que la matière ne donne plus d'écume , et n'éprouve plus d'agitation , puis on la laisse refroidir en la remuant continuellement. On emploie ce lut h chaud. Il est excellent pour fixer les viroles de cuivre , etc.
40" Le papier collé. On prend une feuille de papier brouillard ou de papier à filtrer un peu épais ; on applique dessus une couche de colle d'amidon avec un pinceau , et de manière à bien imbiber le papier : on coupe celui-ci en bandes , et l'on pose ces bandes autour des jointures , en leur faisant faire plusieurs tours.
Souvent on met des bandes de papier collé par dessus d'autres luts, pour maintenir ceux-ci et les rendre plus im* perméables. On peut préparer ce papier à l'avance et le laisser sécher; il suffit , quand on veut s'en servir, de l'humecter et de le laisser s'imbiber pendant quelque temps.
Il** La colle que l'on emploie pour appliquer les étiquettes sur le verre peut aussi être employée comme lut. C'est de la colle de poisson dissoute dans du vinaigre trèsfort , et de consistance telle qu'elle se prenne par le refroidissement : on y ajoute un peu d'alcool pour l'empêcher de se corrompre , et on la conserve dans des flacons bien bou-
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chés. Poar s'en servir on en fait chaaifer une certaine quantîtc SUT une spatule , à la flamme cl*une bougie , et on Tëtend sur du papier.
I^o yeêêies. On se sert fréquemment de vessies décou* pées en bandes pour garnir les jointures des appareils ou pour recouvrir les luts lorsque la pression des gaz est con- KÎdérable. On laisse tremper les bandes dans l'eau jusqu'à ce qu'elles soient devenues visqueuses , et on les applique en les pressant avec la main comme du papier collé ; elles adhèrent très- fortement ai^ verre et à la poterie : on augmente encore leur adhérence en les enduisant d'une légère couche de blanc d'œuf. Enfin , on donne au lut toute la solidité possible en assujettissant les bandes de vessie avec de la ficelle ou du gros fil.
13** Cctoutchouc, Les tuyaux de caoutchouc fournissent un moyen très-commode de joindre les unes aux autres les différentes parties d'un appareil , et ils ont , à cause de leur flexibilité, le grand avantage de permettre à ces diiférentes parties d'éprouver de petits mouvements, les unes par rapport aux autres , sans qu'on ait à craindre de perdre des gaz. l^e caoutchouc est d'ailleurs une des substances les moins altérables que l'on connaisse ^ par les gaz et par les vapeurs; le chlore lui-même ne l'attaque que lente- ^ ment. Il a la propriété de se souder exactement sur luiincrae dans les coupures fraîches. De là le moyen de le façonner en tuyaux. Pour cela on prend une feuille de caoutchouc d'environ 2 à S millimètres d'épaisseur ; on en coupe un morceau de dimensions convenables , on le fait chauffer légèrement jusqu'à ce qu'il soit devenu mou et flexible^ puis on l'applique antour d'une baguette de verre; on presse fortement avec les doigts les bords du caoutchouc qui dépassent le contour de la baquette : on les coupe avec des ciseaux bien aiguisés el très-propres ^ et en les mettant sur-le-champ en contact, et les pressant avec l'ongle du pouce sur chacun des côtés , on les fait adhérer de telle sorte que U soudure n'est pas même apparente , et que, quand le tube est soumis à une pression extérieure trop forte, il se déchire souvent ailleurs que dans les parties soudées. Pour pouvoir retirer facilement la baguette de verre qui sert de moule , il faut avoir l'attention de ne pas serrer trop forte* ment le caoutchouc qui doit faire le tuyau. Au lieu d'une baguette de verre pleine, on peut employer un tube creux et mince que Ton brise quand la soudure est faite , et dont on retire facilement les débris du tuyau. Lorsqu'on ne peut passe procurer de caoutchouc en feuilles, il faut se servir