‹ Traité des essais par la voie sèche (volume 2)Chapitre 65 sur 111 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Bes réactifs de la vole «èelief on de* flnx.

Il y a des cas où l'on expose les substances dont on veut faire l'essai à une chaleur plus ou moins élevée , dans des vases d'une forme convenable , sans y rien ajouter; par exemple, lorsque l'on se propose seulement de reconnaître leur degré dé fusibilité , l'aspect de la matière fondue , la perte qu'elle éprouve dans l'opération , etc. ; mais le plus souvent il est nécessaire d'ajouter aux substances que l'on soumet à l'essai d'autres substances qui doivent être différentes , selon la nature de celles que l'on traite et selon le but qu'on se propose.

Les substances que l'on ajoute dans les essais sont ce que nous appellerons les réaciifê de la voie tèehe. Comme elles déterminent presque toujours la fusion , on les distingue généralement par la dénomination de flux ou fondants ; mais In suite fera voir que cette dénomination ne peut être appliquée avec exactitude qu'à un certain nombre de ces substances.

RÉDUGTirS. 3»S

Nouft partagerons l«8 réactifg de ia voie êècHe en cinq classes : !• les réductifs; 2* les oxidani$ ; %'' les désul/urants; A* les êulfuranU ; 5** et les/bn(/an/«.îîous allons examiner sticceasivement les différents réactifs de chacune de ces claases.

SECTION PREMIÈRE

Rédvctifg.

On appelle ainsi les substances qui sont susceptibles dVnlever Toxif^ène à un grand nombre de combinaisons. Les rcniuctifv employés dans la viiie sèche , sont :

I" he gaz Hydrogène;

2* Le cHarhon;

3* Les fivihê grasêeê^ le guifeX les résines;

4* Le sucre ^ Vamidon et les gommes ;

5* JJacide tartrique ;

6* Tj*ocide oxalique ;

7* Le fer et le plomb métalliques.

— Gaz hydrogène.

Propriétés. — Le gaz hydrogène est invisible , incolore lorsqu'il est absolument pur ; mais le plus fiouvent il a une odeur résineuse désagréable qu'il doit à un mélange de vapeurs huileuses. C'est le plus léger de tous len corps : à 0* sa densité est de 0,0G8B. 11 a une grande affinité pour roxigène^ et en se combinant avec 8,013 de ce corps il forme de l'eau. Il brûle presque sans flamme . mais en produisant une chaleur très-forte. Il forme avec le carbone des g«< permanents qui portent le nom d'Âi^drogène carboné, et quelques comp4)sés liquides. Il constitue avec l'oxigèoe , le carbone et Tazote^ toutes les substances organiques. Il ne se combine pas avec les métaux. Son atome pèse 6,2S98.

Le gaz hydrogène réduit un grand nombre d*ôxides métalliques , à la chaleur rouge ou à la chaleur blanche , •avoir : les oxides de plomb, de cuivre , de bismuth, d^auiîmoine, de zinc^ de fer, de cobalt , de nickel, de tungstène, de molybdène et d'urane; mais commeon ne peut l'employer qu'a Taide d'appareils compliqués ^ et à une température trop peu élevée pour que les matières mélangées avec le métal puissent entrer en fusion et s'en séparer , on ne se sert de ce gaz que dans des expériences de recherches. Il a le grand avantage de donner le métal à un état de pureté

334 aiDUGTIFS.

parfaite , taodit que les autres réductifs ne le produisent souvent que combiné avec une certaine proportion de earbone.

Préparation. — U est facile de se procurer dn gaz hydrogène en dissolvant dû fer ou du zinc dans de l'acide sutfuriqne étendu de 4 à 5 fois son volume d*eau. On met dans une fiole à médecine ou dans un matras une certaine quantité de cet acide ; puis on y introduit du iFSer ou du zinc, en limaille ou en petits morceaux ; on adapte un bouchon de liège traversé par un tube de verre , et l'on chauffe légèrement , si Ton veut que l'opération marche vite : on rejetfe les premières portions de gaz , qui sont mêlées d*air , et on le reçoit ensuite dans un gazomètre ou dans des récipients convenables.

M. Gay-Lussac a imaginé un appareil très-commode k l'aide duquel ou peut à volonté et instantanément obtenir un courant de gaz hydrogène. Cet appareil a été converti en lampe, et on Ta modiûé de diverses manières. Sa forme la plus ordinaire est celle qu'on a représentée dans la fig.5, PI. XIL Le vase inférieur A est muni de deux tubulures, l'une b qui est usée ï Témeri intérieurement^ et l'autre e à laquelle on adapte un tube garni d'un robinet, et par lequel le gaz peut s'écouler : le vase supérieur B est ouvert par le haut, et son col , qui est usé à l'émeri extérieurement en a, peut s'adapter exactement dans la tubulure 6. On verse de l'acide sulfurique étendu deau dans le vase A, de manière à le remplir aux trois quarts environ ; on fixe au col du vase B un anneau de zinc z^ et l'on introduit ce col dans la tubulure. Aussitôt que le zinc plonge dans Tacide , il se produit du gaz hydrogène ; et si le robinet o est ouvert , le gaz s'écoule. Si Ton a placé un peu au dessus de l'orifice dn tube un petit morceau de platine en éponge , comme on le voit en p , le gaz s'enflamme et continue à brûler. Lorsqu'au contraire le robinet est fermé, le gaz , ne trouvant aucune issue pour sortir du vase A , comprime l'acide sulfurique et le fait remonter dans le vase B, à travers le col, jusqu*à ce que le niveau du liquide s'étant abaissé au dessous de la partie inférieure de l'anneau de zinc, la production du gaz s'arrête. Si Ion ouvre de nouveau le robinet, le gaz s'écoule aussitôt, Tacide redescend dans le vase A, et la production de l'hydrogène recommence.

M. Hare a adopté une disposition fort simple, et que l'on peut facilement mettre à exécution dans un laboratoire. On met au fond d'un vase ouvert A , Fig. 6, un support sur lequel on fixe un morceau de fer ou de zinc; on verse dans

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