trace
La présence de la baryle esl cerlainement ici très-&vorable, el contribue puissamment à séparer le plomb de la silice et à rendre la matière bien fusible. L'affinité du fer pour le soufre est vaincue par TaiRnité simultanée du zinc pour la même substance et du protoxide de fer pour la silice. NoI doute que si dans ces conditions on élevait la température des fourneaux , il se formerait des mat tes ferreuses, sans que les scories perdissent de leur liquidité ; mais alors. îd< dépendamment de ce que la consommation du combustible augmenterait, tout le zinc se volatiliserait, et il y aurait une perte de plomb considérable.
Nous voyons à Holzapel Topposc de ce qui se passe à Pontgibaud : les roattes ne renferment presque pas de zinc (8) (9), page 618, et les scories en contiennent une trèsgrande proportion (9)^ page 626. U n'aurait pas été possible de prévoir ce résultat à priori; il parait dépendre de la présence du cuivre , dont Toxide est très-réductible, et qui a beaucoup d'affinité pour le soufre, et de ce que la chaleur des fourneaux étant peu élevée comme à Pontgibaud , les oxides de zinc et de fer sont retenus par Taffinité de la silice , qui n'est pas affaiblie , ainsi que cela a lieu n Pontgibaud , par la présence de la baryte. La composition des scories (9) apprend que les silicates de fer et de manganèse peuvent faire fondre une proportion très-considérable de silicate de zinc.
Les faits métallurgiques que présentent les minerais de plomb blendeux montrent que le sulfure de zinc produit dans les fourneaux des phénomènes divers , et que des causes très-légères font beaucoup varier ; mais qu'à l'aide de quelques tâtonnements on peut toujours parvenir à extraire sans de grandes difficultés la presque totalité du plomb que renferment ces minerais.
9*' AbstricRs et Utharges. 10" fonds de coupelles,^ \/iT%qu'on coupelle, pour en extraire l'argent, le ploiub d'œuvre qui résulte du traitement de la galène ou autres minerais de plomb, on obtient plusieurs sortes de litharges. — Les premières, qui surnagent le bain aussitôt qu'il est formé, ne sont que des maltes qui adhéraient aux lingots de plomb: on les nomme ahzugs, — Les secondes portent le nom d'o6jirichs ou Utharges noires : elles commencent à se produire aussitôt que le bain métallique est exposé au vent des soufflets , et elles sont successivement noires et métalloïdes , grises et jaunes- grisâtres. Elles ne sont pas propres à être livrées au commerce, et dans les usines bien dirigées on les revivifie séparément pour en extraire un plomb aigre qu'on peut employer dans la composition des caractères d'imprimerie, ou pour faire du plomb de chasse. Les ab!»trich$ ren-
PRODUITS DAETS.
Ferment tous les métaux très-oiidables que peut contenir le plomb dœuvre; le métal étranger qui y domine ordinairement est rantimoine, et dans quelques usines c'est Tarsenic. Ces deux substance» y sont , partie à Tétat oxidé , partie à I état sulfuré , combinées avec Toxide de plomb. G est dans les abstrichs que se concentre tout l'antimoine que les rainerais peuvent contenir; dételle sorte que les galènes dans lesquelles on n'aperçoit pas la plus petite trace de ce métal par les moyens analytiques ordinaires, comme celles de Pezey, de Poulaouen^etc, produisent cependant des abstrichs qui en renferment jusqu'à 0,20. — Les litharges micacées et rouges qui se forment après les abstrichs et jusqu'à la fin de l'opération sont de Toxide de plomb à peu près pur : elles ne. renferment que des traces d'argent et quelques millièmes d'oxide de cuivre. On peut les verser imraédiatementdans le commerce, excepté les dernières^qui, contenant des grenailles d'argent en mélange , doivent être refondues pour en extraire ce métal.
On sait que la sole des fourneaux dans lesquels on fait les ooupellalions sont formées de cendres lessivées, de cendres d'os ou de marnes très -calcaires. Ces matières ont la propriété de ne pas former de combinaisons avec l'oxide de ptomb^ et c'est à cause de cela qu'on les emploie ; mais elles se laissent pénétrer par cet oxide en fusion; en sorte qu'après chaque opération il faut renouveler la sole. La portion péoétrée d'oxide est ce qu'on appelle le fond de coupelle. Ces fonds de coupelles sont donc des mélanges de la matière de la sole avec de la lilharge et des abstrichs. — Voici le résultat de l'analyse de quelques abstrichs.
\ Oxide de plomb.
— d'antimoine.
— de cuivre.
— de fer. . .
— de zinc.
Soufre. . . .
Silice
Alumine. . . .
Chaux. . . .
Plomb métallique.
Poulaouen.
ô.'oiâ
Holupol
VUI(!r.rl.