I. Sennachérib, instrument de la colère de Dieu
Isaïe 4, en prédisant le départ de Sennachérib et de ses armées , parle de Dieu d'une manière digne de la grandeur et de la majesté du Tout-Puissant. Il n'a qu'à donner un signal , à lever un
' liai. c. 20. 3 4 Reg. 19 , 35, 37,
> Id. 22 , I , 6.7. « Itai. 7 . 18; et 10, 6, »,
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l'Lendard , et tous les princes- accourent. Tous les rois delà terre \\e sont à sou égard que comme des moucherons ^ toute leur pciissance n'est devant lui que faiblesse. D'un seul coup de sifflet il les fait marcher. C'était une grande consolation, pour ceux (jui avaient alors de la foi , de savoir certainement que tous les maux qui leur arrivaient étaient ordonnés par la divine Providence ; qu'ils étaient du côté de Dieu des remèdes , et non de purs supplices; que les hommes n'étaient que les ministres de sa justicîe, et quils étaient conduits par sa sagesse , quoiqu'ils ne pensassent qu'à satisfaire leurs passions.
C'est Dieu même qui nous découvre les pensées extravagantes de Sennachérib % qui , n'étant qu'un simple serviteur , croit être le maître, et qui , ne voyant pas la main qui l'emploie, attribue tout à la sienne , et ne craint point de se mettre à la place de Dieu. Un instrument, dit Dieu , a-t-il quelque vertu qui ne vienne pas de l'artisan qui l'emploie.^ Est-ce à l'instrument , et non à l'ouvrier, qu'il faut attribuer l'ouvrage.? Quelle folie serait comparable à celle qui porterait l'instrument à s'élever contre la main et contre l'intelligence qui l'appliquent à certains usages .^ Voilà pourtant ce que pensait et ce que faisait le roi d'Assyrie.