Les grands ont recours aux rois d'Ethiopie et d'Egypte
On voit ici combien il est dangereux de préférer les vues de la prudence humaine à celles de la foi. Dieu avait promis de délivrer Jérusalem , pourvu que ses habitants se tinssent en repos , et missent en lui uniquement leur confiance : voilà le point fixe auquel il fallait se tenir. Mais le secours de Dieu était invisible, et paraissait éloigné. Le péril était présent, et augmentait tous les jours. La ressource du côté de l'Egypte était prochaine , et semblait assurée. Selon toutes les règles delà politique humaine, M fallait mettre tout en usage pour obtenir la protection de deux fDis aussi puissants que ceux d'Egypte et d'Ethiopie. D'ailleurs , n'était-ce pas tenter Dieu que d'attendre un miracle.? et, dans l'extrême danger où Ton était , n'y avait-il pas une espèce de fo-
' ■< Sibilabit Dominas muscae. . . . et * Is. 10, 7 16. ■pi, quasestin terra Assur. « (la. 7, 18.)
lie à demeurer dans l'inaction? L'événement fera voir qui de ces politiques, ou d'Ézéchias, raisonnait le plus juste.