‹ Traité des études (volume 4)Chapitre 56 sur 64 · BÉFLEXIONS SDR LE GOUVERNEMENT 0E SPARTE ET SUR LES LOIS DE LTCORCUR · texte numérisé non relu

BÉFLEXIONS SDR LE GOUVERNEMENT 0E SPARTE ET SUR LES LOIS DE LTCORCUR

1 . Choses louables dans les lois de Lycurgue, Il faut bien , à n'en juger même que par l'événement , qu'il y

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eût dsHis les lois de Lycurgne un grand fonds de ss^esse et de prudence, puisque, tant qu'elles furent observées à Sparte, et elles le furent pendant plus de cinq cents ans , cette ville fut si puissante et si florissante. Cétait moins ', dit Plutarque en parlant des lois de Sparte , le gouvernement et la police d'une ville ordinaire, que la conduite et le règlemmt d'un homme sage qui passe toute sa vie dans les exercices de la vertu. Ou plutôt,. con* jtinue ce même auteur, comme les poètes feignent qu'Hercule, 9Fee sa peau de lion et sa massue seulement, parcourait lo 0ionde et le purgeait de voleurs et de tyrans , Sparte de même, avec une simple bande de parchemin * et une méchante cape , donnait la loi à toute la Grèce volontairement soumise à son em« pire , étouffait les tyrannies et les injustes dominations dans les cités , terminait à son gré les guerres , et calmait les séditions , le plus souvent sans remuer un seul bouclier, et en envoyant un «seul ambassadeur, qui ne paraissait pas plutôt, que tous les peuples soumis se rangeaient autour de lui , comme les abeilles autour de leur roi, tant la justice de cette ville et son bon gouvernement imprimaient de i^espect à tous les hommes I

I. Nature du gouvernement de Sparte. On trouve à la fin de la vie de Lycurgue une réflexion de Plutarque , qui seule serait un grand éloge de ce sage législateur. 11 dit que Platon , Diogène , Zenon , et tous ceux qui ont entrepris de parler de l'établissement d'un État politique , ont pris pour modèle la république de Lycurgue : avec cette différence qu'ils se sont borïiés à des paroles et à des discours ; mais que Lycurgue , sans s'arrêter à des idées et à des projets , a mis en œuvre et produit au grand jour une police inimitable , et a formé une ville entière de philosophes.

Pour y réussir et pour établir une forme de république la plus parfaite qu'il fût possible, il avait comme fondu et mêlé ensemble ce que chaque espèce de gouvernement paraissait avoir de plus utile pour le bien public , en tempérant l'une par l'autre,

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IXOWa [in Lyc, g 30 ]. "îifiî. *" *****"' **"** **""** *"

» C'était ce que les Lacédémoniens «"™^appelaient tcytcUe , une bande de cuir ou

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el balançant les inconvénients de chacune en particulier par les avantages que procurait la réunion de toutes ensemble. Sparte tenait quelque chose de FÉtat monarchique par Tautorité de ses rois. I^e conseil des trente, autrement dit le sénat, était une véritable aristocratie ; et le pouvoir qu'avait le peuple de nommer les sénateurs et de donner force aux lois , était un crayon du gouvernement démocratique. L'établissement des éphores corrigea dans la suite ce qu'il pouvait y avoir de défectueux dans ces premiers règlements, et suppléa ce qui pouvait y manquer. Platon , en plus d'un endroit , admire la sagesse de Lyeurgue danç rétablissement du sénat, qui fut également salutaire aux rois et au peuple ; parce que, par ce moyen ', la loi devint Tunique maltresse des rois , et que les rois ne devinrent pas les tyrans delà loi.

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