‹ Traite des etudes. --Chapitre 11 sur 127 · TR. DES ÉTUD. T. I · texte numérisé non relu

TR. DES ÉTUD. T. I

Je ne puis mieux finir ce premier article , qui concerne les mœurs, que par une réflexion importante que me fournit M. de Fénelon : je ne ferai que le copier.

Le plus grand obstacle à la bonne éducation des filles est l'irrégularité de la conduite des parents. Tout le reste est inutile, s'ils ne veulent concourir eux-mêmes dans ce travail. Le» fondement de tout est qu'ils ne donnent à leurs enfants que des maximes droites et des exemples édifiants. C'est ce qu'on ne peut espérer que d'un très-petit nombre de familles. Souvent une mère qui passe sa vie au jeu , à la comédie et dans des conversations indécentes, se plaint d'un ton grave qu'elle ne peut pas trouver une gouvernante capable d'élever ses filles. Mais qu'est-ce que peut la meilleure éducation sur des filles à la vue d'une telle mère ? Souvent encore , on voit des parents qui , comme dit saint Augustin, mènent eux-mêmes leurs enfants aux spectacles publics et à d'autres divertissements , qui ne peuvent manquer de les dégoûter de la vie sérieuse et occupée dans laquelle ces parents mêmes les veulent engager. Ainsi ils mêlent le poison avec l'aliment salutaire. Ils ne parlent que de sagesse, mais ils accoutument l'imagination volage des enfants aux violents ébranlements des représentations passionnées et de la musique ; après quoi ils ne peuvent plus s'appliquer. Ils leur donnent le goût des passions, et leur font trouver fades les plaisirs innocents. Après cela ils veulent encore que l'éducation réussisse , et ils la regardent comme triste et austère si elle ne souffre ce mélange du bien et du mal.

Il est temps de passer à la seconde partie de ce petit traité.

ABTICLE II.

Des études qui peuvent convenir aux jeunes filles.

Ce que j'ai dit qu'on pouvait faire apprendre aux enfants jusqu'à l'âge de six ou sept ans est , à peu de chose près, commun à ceux de l'un et de l'autre sexe. Il s'agit maintenant d'examiner

' « Te habeat magistram : te rudis mentote , tos parentes virginis , magii roiretur infantia. Nihil in te et in patre eam exemplis doceri posse, quam voce, n wao videat , quod si fecerit , peccet. Me- (S ^ik&oit. epist. ad Leetam.)

quelles sortes d'études peuvent convenir aux filles dans un âge plus avancé.

§ I. L'étude de la langue latine convient-elle aux filles f

La première question qui se présente à l'esprit est de savoir si l'on doit permettre aux filles d'apprendre la langue latine. On ne peut douter que parmi elles il n'y en ait beaucoup aussi capables de cette étude que les garçons : le sexe par lui-même ne met point de différence dans les esprits. On a vu des femmes réussir dans les sciences autant que les hommes. Pour ne point parler de beaucoup d'autres, madame Dacier, qui a illustré notre siècle , ne le cédait en rien à la vaste érudition de son mari, et, d'un consentement général, l'emportait beaucoup sur lui pour la finesse du goût et la délicatesse du style.

Mais ce n'est point sur ce principe que la question dont il s'agit doit être décidée. Le monde n'est point gouverné au hasard : les différents états qui le partagent ne sont point abandonnés à notre caprice. Il y a une providence qui règle les conditions , et qui assigne à chacun ses devoirs. Parmi les hommes , plusieurs sont destinés à des emplois qui demandent une certaine étendue de connaissances pour en bien remplir les fonctions. Et comme les langues grecque et latine ouvrent l'entrée à toutes les sciences et en sont comme la clef, voilà pourquoi on les fait apprendre à ceux des jeunes gens que l'on prévoit devoir être un jour appelés aux emplois où ces connaissances sont nécessaires.

Il n'en est pas ainsi des femmes. Elles ne sont point destinées à instruire les peuples, à gouverner les États, à faire la guerre , à rendre la justice , à plaider des causes, à exercer la médecine. Leur partage est renfermé dans l'intérieur de la maison , et se borne à des fonctions non moins utiles , mais moins laborieuses , et plus conformes à la douceur de leur caractère , à la délicatesse de leur complexion , et à leur inclination naturelle. Il faut bien que ce partage de fonctions entre les hommes et les femmes soit fondé dans la nature , puisqu'il est le même dans tous les temps et dans tous les pays. Il est vrai que l'histoire nous montre des femmes qui ont excellé dans le métier de la guerre , dans

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le gouvernement des États , dans l'étude des sciences : mais ces exemples sont rares, et ne doivent être regardés que comme des exceptions , qui , loin de détruire la règle générale , ne servent qu'à la confirmer.

On peut donc conclure de tout ce que je viens de dire, que l'étude de la langue latine, généralement parlant, ne convient point aux personnes du sexe.

Mais il y a des cas particuliers où non -seulement elle peut être pern>ise à de jeunes filles, mais où elle leur devient en quelque sorte nécessaire , ou du moins où elle leur serait d'un grand secours pour toute leur vie. Je parle de celles qui se destinent à l'état religieux , et qui , par leur profession même , seront obligées à chanter ou à réciter l'office de l'Église en latin. Ne seraitce pas pour elles une grande consolation d'entendre ce qu'elles chantent, de se joindre aux sentiments du prophète-roi, aussi bien qu'à ses paroles , et de ne pas faire à son égard la simple fonction d'un écho qui répète des mots sans y rien comprendre.^ Ne semble-t-il pas que c'est à ces saintes vierges, qui sont les anges de la terre , non-seulement par leur pureté , mais par l'honneur qu'elles ont d'être occupées continuellement à chanter les louanges du Seigneur, que c'est à elles , dis-je , que David adresse ces paroles d'un psaume : Chantez , chantez des psaumes à notre Dieu; chantez des psaumes à notre roi...; mais chantez-les avec goût et avec intelligence ^ Comme s'il leur disait : Les psaumes que prononce votre bouche sont la moindre partie du tribut que vous devez à votre Dieu. L'esprit doit en avoir l'intelligence , et le cœur les sentiments. Serait-ce une pratique blâmable dans les maisons religieuses, d'apprendre la langue latine aux novices et aux jeunes professés , pour les mettre en état d'entendre au moins le Bréviaire et l'Écriture sainte ? 11 y en a qui pourraient porter cette étude plus loin ( et l'on en a plusieurs exemples ), et qui pourraient arriver jusqu'à l'intelligence des saints Pères. Cette étude, qui ne tendrait qu'à éclairer, qu'à nourrir, qu'à fortifier la piété , doit-elle être interdite à une religieuse?

' PsalHle sapienier. L'hébreu porte, intelligenter.

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Il y a une route particulière pour les jeunes filles qui soageraient ainsi à apprendre le latin; et on doit la leur abréger le plus qu'il est po^^sible. La composition des thèmes doit être absolument retrancliee , et l'on doit tout réduire à l'intelligence et à l'explication du latin. Pour cela , les principes sont absolument nécessaires. Ils sont comme les fondements de cette connaissance ; et Ton sait ce que c'est que de bâtir sans fondement. J'avoue que ce travail n'est point agréable , et qu'il satisfait peu l'esprit. La légèreté de l'âge, et la vivacité d'un caractère actif et prompt, ont peine à s'y assujettir. Mais , sans cela, on n'ira jamais à pas sûr dans l'intelligence du latin ; on sera toujours incertain , flottant , hésitant : au lieu qu'un travail de quelques mois , soutenu avec courage et persévérance , pour se rendre ferme et inébranlable dans l'étude des déclinaisons et des conjugaisons , épargnerait pour le reste du temps presque toute peine et tout dégoût ; et ces premières épines qui se présentent d'abord , étant une fois arrachées , ne laisseraient plus que le soin ou plutôt le plaisir de cueillir des fleurs et de se nourrir de fruits agréables. Je marquerai dans la suite de cet ouvrage la manière dont il faut s'y prendre pour enseigner utilement ces premiers principes.

II semble que M. de Fénelon ne bornait pas cette étude simplement aux jeunes filles qui songeraient à entrer en religion. « Je ne voudrais faire apprendre le latin , dit-il en général , « qu'aux filles d'un jugement ferme et d'une conduite modeste; « qui sauraient ne prendre cette étude que pour ce qu'elle vaut; « qui renonceraient à la vaine curiosité ; qui cacheraient ce qu'el- « les auraient appris, et qui n'y chercheraient que leur édifica- « tion. » J'en connais quelques-unes de ce caractère , élevées avec un soin infini dans des familles chrétiennes où tout respire la religion; qui sont destinées pour le monde, mais sans en avoir le goût et les maximes ; qui joignent à une piété éclairée un esprit très-solide, et capable de toutes les sciences. On leur a fait apprendre le latin ; et elles y ont fait un tel progrès , qu'elles sont parvenues à entendre parfaitement et sans peine les lettres de saint Jérôme , de saint Paulin , de saint Cyprien , et à en faire des traductions avec une justesse et une élégance qui feraient

honneur aux plus habiles maîtres. On ne les a point renfermées dans l'étude seule du latin : on leur a fait apprendre tout ce qui convient à des filles qui doivent être dans le monde , et qui deviendront des mères de famille. Quand les qualités et les dispositions dont je viens de parler se rencontrent dans de jeunes filles , les pères et les mères ne doivent point , ce me semble , s'opposer au désir qu'elles auraient d'apprendre la langue latine.

Il y a encore d'autres personnes du sexe à qui il peut être permis d'apprendre le latin ; des vierges et des veuves chrétiennes qui, vivant dans le monde, mais en étant séparées d'esprit et de cœur, ont entièrement renoncé à ses dangereux plaisirs. Pourquoi leur interdirait-on cette consolation et cette joie, qui est la seule qu'elles se soient réservée, surtout la rapportant principalement à la piété , et cherchant dans cette étude un moyen de réciter les psaumes avec plus d'attention et de ferveur, et de mieux entendre les saintes Écritures ? N'ont-elles pas d'illustres exemples pour justifier leur conduite.»* Sainte Marcelle, sainte Paule, sainte Eustoquie , c'est-à-dire ce qu'il y avait de plus grand à Rome pour la naissance , pour les richesses , pour les dignités. Elles ne laissaient aucun repos à saint Jérôme, qui leur tenait lieu de maître dans l'étude des saints livres ; et il nous marque lui-même qu'il avait expliqué à sainte Paule , et à sainte Eustoquie sa fille, l'Ancien et le Nouveau Testament tout entiers, et que leur zèle avait été jusqu'à apprendre l'hébreu pour se rendre plus habiles dans l'intelligence des saints livres ^ Mais ce qui fait le plus parfait éloge de cette ardeur pour l'étude , c'est qu'elle ne servit qu'à sanctifier ces illustres dames romaines , et à augmenter en elles la piété et l'humilité; de sorte qu'elles se dépouillèrent de tout pour suivre dans une entière pauvreté un Dieu fait pauvre et anéanti pour elles.

En supposant , comme je le fais , que l'étude de la langue latine ne convient point au commun des filles , à quoi faut-il donc les appliquer quand elles sont dans un âge plus avancé? C'est ce que je vais exposer d'une manière succincte.

* EpUt. ad Eustoch. 1. 3 , epUt. 8

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§ IL Lecture, écriture, arithmétique.

Je suppose que dans les années précédentes les jeunes filles ont appris à bien lire et à bien écrire ; c'est une partie de l'éducation des filles qui est trop négligée. Il est honteux, dit M. de Cambrai, mais ordinaire, de voir des femmes qui ont de l'esprit et de la politesse ne savoir pas bien prononcer ce qu'elles lisent : ou elles hésitent, ou elles chantent en lisant; au lieu qu'il faut prononcer d'un ton simple et naturel, mais ferme et uni. Elles manquent encore plus grossièrement pour l'orthographe. On ne doit pas leur faire un crime de cette ignorance presque générale dans leur sexe , et qui , par cette raison , semble ne le pas déshonorer. Mais pourquoi ne tâcherait-on pas de bonne heure à prévenir ce reproche en leur apprenant à écrire correctement.? Ce soin ne demande pas un grand travail. Une légère connaissance de la grammaire française pour distinguer les différentes parties du discours , pour savoir décliner et conjuguer, pour connaître les diverses manières de ponctuer, voilà à quoi se borne , par rapport aux filles , la science qui leur est nécessaire pour ce point. Ces règles se trouvent dans toutes les grammaires françaises. Un maître habile en fera le choix , et en très-peu de temps et très-peu de leçons mettra une jeune fille en état d'écrire très- correctement.

Il sera bon que les jeunes filles apprennent les quatre opérations de l'arithmétique , qui leur seront fort utiles , et même nécessaires , pour remplir des devoirs dont je parlerai dans la suite.

§ III. Lecture des poètes , musique , danse.

La lecture des comédies et des tragédies , même de celles qui paraissent n'avoir rien de contraire à la modestie et aux bonnes mœurs, peut être fort dangereuse pour cet âge. Car, outre que cette lecture conduit presque infailliblement au désir de les voir représenter par des acteurs qui y ajoutent de l'âme et de la vie , l'imagination vive des jeunes personnes saisit avidement tout ce qui flatte les sens et qui est favorable à la cupidité ; et presque tout la réveille dans ces sortes de poésies. Tout ce qui peut faire

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sentir l'amour, dit M. de Cambrai , plus il est adouci et enve- \oppé, plus il me paraît dangereux. Les deux tragédies sacrées de Racine, Esther et Athalie, n'ont point ce danger pour les filles , et on peut leur en faire apprendre des endroits choisis.

La musique, aussi bien que la poésie, demande de grandes précautions. Les plus sages législateurs du paganisme ont cru que rien n'était plus pernicieux à une république bien policée que d'y laisser introduire une musique efféminée. Des mères chrétiennes , pour peu qu'elles soient instruites , doivent comprendre jusqu'où elles sont obligées de porter la délicatesse sur ce point.

Premièrement, soit dans la maison paternelle, soit dans les couvents, on ne doit pas appliquer si tôt les jeunes filles à apprendre à chanter et à jouer des instruments. Une expérience presque universelle montre que l'étude de la musique les dissipe extraordinairement , et leur inspire du dégoût et de l'aversion pour toutes les autres occupations, qui sont néanmoins infiniment plus importantes et plus essentielles à cet âge.

En second lieu , une mère chrétienne ne doit jamais permettre qu'on mette entre les mains de sa fille ces sortes de pièces de musique qui ne respirent qu'un air mondain , et ne contiennent que des maximes antichrétiennes, où il semble qu'on a pris à tâche de rétablir le paganisme avec toutes ses divinités ; où l'amour, l'ambition , la vengeance , en un mot , où toutes les passions régnent et sont mises en honneur. N'est-ce pas rétracter ouvertement les vœux de son baptême, que d'approuver et de permettre cet usage , qui y est si directement contraire ? Est-ii raisonnable que l'autorité des maîtres de musique , souvent peu religieux, l'emporte sur celle des saints Pères, qui sont nos mat très pour la religion .? Croit-on n'avoir point de reproche à s€ faire d'obliger de saintes religieuses , dont la demeure retentit continuellement des cantiques du Seigneur, à souffrir qu'on enseigne en leur présence, à de jeunes filles confiées à leurs soins, des cantiques qui semblent composés à dessein de contredire ouvertement l'Évangile? Des motets, et il y en a d'excellents; les chœurs à' Esther et à'Athalîe, quelques cantiques que l'on peut choisir ailleurs , ne suffiraient-ils pas ? Et quand il y man-

querait quelque chose pour ce goût fin et délicat en matière de musique, le dédommagement par rapport aux mœurs ne doit-il être compté pour rien?

Je ne sais pas comment la coutume de faire apprendre à grands frais aux jeunes filles à chanter et à jouer des instruments est devenue si commune, et est regardée comme une partie essentielle de leur éducation. J'entends dire que , dès qu'elles sont établies dans le monde , elles n'en font plus aucun usage. Pourquoi donc y donner pendant la jeunesse un temps si considérable, qui pourrait être employé à des choses plus utiles et non moins agréables, comme serait, entre autres, le dessin, qui peut beaucoup servir aux ouvrages dont les dames ont coutume de s'occuper?

La danse aussi fait ordinairement une des parties les plus essentielles de l'éducation des filles , et l'on y consacre sans peine beaucoup de temps et beaucoup d'argent. On ne s'attend pas que j'entreprenne ici d'en faire l'éloge ou l'apologie. Je me borne à examiner simplement et sans prévention quel est , sur cet article, le devoir d'une mère chrétienne et raisonnable. Comme il y a des études destinées à cultiver et à orner l'esprit, il y a aussi des exercices propres à former le corps ; et l'on ne doit pas les négliger. Ils contribuent à régler la démarche , à donner un air aisé et naturel , à inspirer une sorte d'honnêteté et de politesse extérieure qui n'est pas indifférente dans le commerce de la vie , et à faire éviter des défauts de grossièreté et de rusticité qui sont choquants, et qui marquent peu d'éducation. Mais il suffit pour cela d'apprendre à de jeunes personnes à ne point s'abandonner à une molle nonchalance, qui gâte et corrompt toute l'attitude du corps ; à se tenir droites, à marcher d'un pas uni et ferme, à entrer décemment dans une chambre ou dans une compagnie , à se présenter de bonne grâce , à faire une révérence à propos ; en un mot, à garder toutes les bienséances quifont partie de la science du monde, et auxquelles on ne peut manquer sans se rendre méprisable. Voilà, ce me semble, à quoi naturellement doit tendre l'exercice dont je parle; et j'ai vu avec joie des maîtres à danser de la première réputation se renfermer dans ces bornes pour satis-

faire aux désirs de mères chrétiennes , qui joignent à une grande naissance une piété encore plus grande.

Il n'est pas nécessaire que je m'arrête ici à montrer combien tout ce qui est au delà de ce que je viens de marquer peut devenir dangereux pour de jeunes demoiselles , et combien les suites en peuvent être funestes. Une dame un peu jalouse de sa réputation ne serait pas contente qu'on lui fît un mérite d'exceller dans le chant et dans la danse. C'est la remarque que fait Salluste ' , en disant de Sempronia , dame de naissance, mais absolument décriée pour les mœurs , « qu'elle chantait et dansait avec « plus d'art et de grâce qu'il ne convenait à une honnête femme : a psallere, saltare elegantius quam necesse estprobœ. »

§ IV. Étude de l'histoire.

L'étude la plus propre à orner l'esprit des jeunes demoiselles, et même à leur former le cœur, est celle de l'histoire. Elle leur ouvre un vaste champ , qui peut les occuper utilement et agréablement pendant plusieurs années. On trouvera dans la suite de cet ouvrage quelques réflexions plus étendues sur la manière dont il faut s'appliquer à cette étude.

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