‹ Traite des etudes. --Chapitre 67 sur 127 · Descriptions courtes · texte numérisé non relu

Descriptions courtes

Virgile peint merveilleusement en peu de vers la tristesse d'un laboureur qui venait de perdre par la peste l'un de ses bœufs.

It tristis arator.

288 TBAITÉ DES'ÉTUDKii.

Mœrentem abjungens fraterna morte juvencum, Atque opère in medio defixa relinqiiit aratra.

(Geor. 3, 517.)

On croit voir dans les vers suivants ces pauvres malheureux qui demandaient avec instances à passer l'Achéron.

Stabant orantes primi transnii Itère cursum , Tendebantque manus ripœ ulterioris amore.

(iEn. 6,313.)

Énée , dans les enfers, avait tâché , par un discours humble et touchant, d'apaiser Didon. Cette princesse , après avoir lancé contre lui des regards pleins de dépit et de fureur , détourna le visage , tint ses yeux fixement attachés à terre , et enfin le quitta brusquement sans lui avoir répondu un seul mot. Tout cela est décrit en très-peu de mots. Mais le silence que le poète fait ici garder à Didon efface toutes les autres beautés.

Talibus ^Eneas ardentem et torva tuentem Lenibat dictis animum , lacrymasque ciebat. nia solo fixos oculos aversa tenebat. . . . Tandem proripuit sese , atque iniraica refiigit In nemus umbriferum.

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