Repas
Le dîner et le souper sont marqués bien nettement dans Ho-
mère . On y trouve quelquefois d'autres repas ^ , mais ils n'étaient pas ordinaires.
Avant que de se mettre à table, surtout dans les repas de cérémonie , on prenait le bain , au sortir duquel on se parfumait d'essences : et pour lors le maître du logis faisait donner à ses hôtes des robes , des habits , destinés uniquement pour cet usage. Ce soin , cette magnificence , faisait partie de l'hospitalité.
Le repas commençait et finissait par les libations qui étaient offertes à la divinité, et servaient de témoignages publics pour attester qu'on la regardait comme le principe et la fin de tous les biens dont on jouissait.
^ On était assis sur des sièges, et non couché sur des lits, comme la coutume s'en introduisit dans la suite.
L'usage des nappes n'était point encore connu. On avait grand soin de laver les tables et de les nettoyer avec des éponges avant et après le repas.
Il n'est point parlé de viandes bouillies dans Homère. On ne mangeait anciennement que de grosses viandes. La chasse et la pêche n'étaient pourtant pas inconnues. Les poissons et les oiseaux étaient apparemment regardés comme une viande trop délicate ou trop légère ».
Les viandes n'étaient pas servies dans un plat qui fût commun à tous les convives : chacun avait sa portion devant lui , et quelquefois même chacun avait sa table. C'était le maître de la maison ou un officier destiné à cette fonction qui faisait les parts , et l'on gardait toute l'égalité possible dans cette distribution ; si ce n'est lorsqu'il y avait quelque personne distinguée que l'on voulût honorer d'une manière particulière ; et pour lors on lui donnait une plus grande portion qu'aux autres, ou on lui servait le morceau le plus honorable. On voit des traces de cet usage dans le repas que donna Joseph à ses frères, et dans celui que Saiil prit avec Samuel.
• Trois repas sont marqués dans Ho- Heu du jour, xo u.£ay]a6pivÔv SoûTTOV»
mère: apiatov, le repas du matin, par le souper, le repas du soir. (Mschmx..
lequel les hommes se préparaient aux ap. Athen. Coc. laud. ) — L'
travaux ou aux combats (Athek. I 2 fpiaton. Republ. 3, tom. 2, p. 4»4.
pag. Il; E. PKRizoïf. ad ^lian. HisU B.] var. 9, 19 ; j SsÏTivov, /e repas du mi- 19.
Î34 TRAITE DES El U LES.