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LA CHRONOLOGIE

LiTTÉRATURB : Petau, Doctrina temporum, Paris, 1627. — (Bénédictins) Vart de vérifier les dates depuis Vére chrétienne, Paris, 1750 et depuis. — Vart de vérifier les dates avant Vére chrétienne. Paris, 1810. — Daanou, Cours d'études historiques. Tomes III-VI. — Ideler, Handbuch der Chronologie, Berlin, 1825, 2 vol. in-S». — Mommsen (Th.), Die rœmische Chronologie bis auf Ccesar, Berlin, 1859.

Tandis que la géographie s*applique à l'espace, la chronologie a pour objet la durée. Cette science se divise en deux parties : la chronologie technique et la chronologie historique.

La première traite de la division du temps et des phénomènes soit astronomiques soit physiques qui servent de base à cette division. La seconde s'occupe de la manière de mesurer le temps chez les différents peuples^ des ères chronologiques dont ils se sont servis, et de la méthode de fixer exactement les dates partant de ces ères.

Quant à la Chronologie appliquée, on trouvera plus loin, dans la Partie spéciale^ Tindication des meilleurs travaux modernes, ceux qui donnent les dates les plus sûres, avec preuves ou textes à Tappui, ainsi que la discussion des dates controversées. — On trouvera aussi dans un de nos Appendices un tableau chronologique des dates usuelles, rectifiées au besoin d*aprés les derniers travaux.

PREMIERE SECTION

Chronologie tecbnlque.

§ I. — Lb jour.

La première et la plus naturelle division du temps est le jour, c'est-à-dire l'espace de temps marqué par une rotation entière de la terre autour de son axe, le wxHi^tpov des Grecs. On distingue le jour solaire et le jour sidéral : le premier renferme le temps écoulé depuis un passage du soleil par le méridien jusqu'au passage suivant; le second depuis le passage d'une étoile fixe par le méridien jusqu'au suivant. Le jour solaire est plus long que le jour sidéral, parce que, la terre faisant le tour du soleil, celui-ci arrive chaque jour un peu plus tard au méridien que l'étoile : au bout de l'anoée, c'est-à-dire lorsque la terre a accompli son tour du soleil, la différence est d'un jour ou d'une rotation de la terre sur son axe.

Le commencement du jour n'est pas le môme chez tous les peuples. Les uns le commencent au coucher du soleil : les Juifs, les Grecs, les Gaulois, les Germains, les Italiens, les Chinois.

D'autres au lever du soleil : les Babyloniens, les Perses, les Syriens, les Grecs modernes.

D'autres à minuit : les Romains, les Egyptiens et les peuples modernes.

D'autres à midi : les Arabes et les astronomes modernes.

Les deux premiers modes de commencer le jour ont Imconvénient d'être soumis à de changements continuels, et puis de différer pour chaque latitude.

Le jour a une division naturelle, marquée par le lever du soleil [la, journée) et par son coucher (la nuit). Mais la durée de Tune et de l'autre varie avec les saisons et avec les latitudes.

Chacune de ces parties fut subdivisée par les anciens en douze heures : la durée des heures était donc diffî^rente en été et en hiver (wpai xatptxai, horae temporales). Il y avait une autre division du jour en quatre fractions^ comprenant chacune 3 heures appelées pour la nuit veilles^ pour le jour : Prime (6 heures), Tierce (9 heures), Sexte (12 heures), None (3 heures).

Les anciens connaissaient aussi la division du jour en 24 parties égales, et les appelaient horae equinoctiales^ Sipai IcYiiiepivaL^ parce que à Téquinoxe les heures ont, en effet, une égale longueur. Mais les astronomes seuls se servaient de ce genre d'heures.

Ce sont nos heures actuelles. En Italie on continue à les compter du lever au coucher du soleil. Partout ailleurs en Europe on les compte entre minuit et midi.

« Pour ne pas avoir tenu compte de cette différence entre Theure italienne et la nôtre, le fameux historien Mottley est tombé dans une méprise grossière, en retraçant le portrait de Charles-Quint et ses habitudes à table. Il raconte dans son grand ouvrage Rise ofïhe dutch repuhlïc (I, p. 123), que ce prince prenait un dernier repas et le plus copieux à minuit ou une heure du matin. La relation vénitienne, à laquelle il emprunte ce foit, dit : ad una hora di notte ; mais cela équivaut à 7 heures du soir. Parmi les horloges de Charles-Quint, — c'était sa passion — les inventaires de la cour (aux Archives de Bnuvelles) en mentionnent une, construite par M« Claes, horloger de Sa Migesté, qui montrait à la fois les heures conmiunes et les heures à la mode d'Italie. »

§ II. — La semainb.

La semaine* k^doixiq, n est pas une division naturelle du temps. Elle a une origine religieuse. Presque tous les peuples orientaux la connaissaient : ainsi les Babyloniens, les Assyriens, les Indiens, les Egyptiens, lés Arabes. — Les Grecs avaient une semaine de 10 jours; cependant le 7°** jour de chaque mois était pour eux aussi un jour sacré. — Les Romains avaient des semaines de huit jours, les nundinae. La semaine de 7 jours n'a été en usage dans l'empire romain qu'après Auguste.

Qaant aux noms des sept jours de la semaine, qui correspondent aux sept planètes, ils ont été introduits par les astrologues de TOrient, qui ^'en servaient pour établir leurs horoscopes. Ce sont :

IHessolis: dimanche (Sunday).

Dies lunae : lundi (Monday).

THes martis : mardi (Tuesday).

Dies mercurU : mercredi (Wednesday).

Diesjovis : jeudi (Thursday).

Dies veneris : vendredi (Friday).

Dies satumi : samedi (Saturday).

Les peuples germaniques, en traduisant ces termes latins, ont pris les noms de leurs divinités nationales qui répondaient plus ou moins aux divinités romaines : Tuesday (en anglais) vient de lio, Zio « Mars ; Wednesday vient de Wodan » Mercurius; Thursday de ITior » Jupiter; Friday de Freya « Venus.

§ III. — Lb mois.

Après le jour, là division du temps en mois est la plus naturelle. Le jour est déterminé par le mouvement apparent du soleil ou des astres autour de la terre (c'est-à-dire le mouvement réel de la terre sur son axe). La division du tems en mois a pour base le mouvement réel de la lune autour de la terre. De là le nom de ixvtu (de firivri, lune), mensis, mois, messe (italien); monath, maend, mont h (dans les langues germaniques).

Il y a deux espèces de mois, selon la manière d'envisager la lune exclusivement par rapport à la terre, ou par rapport au soleil, dont elle reçoit sa lumière :

P Le mois périodique c'est-à-dire le temps qui s'écoule pendant que la lune fait une fois le tour de la terre : il est de 27 jours et environ 8 heures; après ce laps de temps^ la lune revient correspondre à la môme étoile fixe.

2^ Le mois synodiqtce, c'est-à-dire le temps d'une nouvelle lune à une autre, et pendant lequel la lune accomplit le cours de ses phases qui forment une lunaison : la durée de cette lunaison est de 29 jours et un peu plus de 12 heures. La lune, en faisant le tour de la terre, n'est pas toujours dans la môme position à l'égard du soleil. Quand elle se trouve du môme côté de la terre que le soleil, elle tourne vers la terre son hémisphère non éclairée ; elle est dite alors nouvelle, parce que c'est le commencement d'une lunaison; les ' astronomes appellent cette situation conjonction.

Au contraire quand elle est du côté opposé de la terre pour le soleil, elle est pleinement éclairée, et on l'appelle pleine; cette situation est nommée opposition. Les deux points intermédiaires entre l'opposition et la conjonction^

lorsque la moitié du disque de la lune est éclairée, s'appellent le premier et le dernier quartier.

La différence de durée entre le mois périodique est le mois synodique provient du mouvement de la terre autour du soleil ; voilà pourquoi le mois synodique est plus long que le mois périodique.

Il y a encore une autre espèce de mois : ce sont les mois solaires^ qui sont la douzième partie de tannée solaire ou commune, mois qui n'ont pas pour base des phénomènes naturels ou astronomiques. Les douze mois solaires répondent aux douze signes du Zodiaque, c'est-à-dire des constellations formant le cercle ou Técliptique que le soleil, dans sa rotation apparente autour de la terre, parcourt pendant une année. Voici les deux vers latins qui renferment les douze constellations zodiacales :

Sunt Aries, Taurus, Gemini, Cancer, Léo, Virgo, Libraqae, Scorpius, Arcuteoens, Caper, Amphora, Pisces.

§ IV. — L'annéb.

Vannée, anntis, ewo;, iviavrâi; signifie cercle, de môme que le Jahr^ Year germanique.

La division du temps en année est la troisième division naturelle ; elle a pour base 1° le mouvement apparent du soleil dans l'écliptique, lequel résulte du mouvement réel de la terre autour du soleil, et 2^ le retour périodique des saisons.

Cependant, en voulant combiner ce mouvement avec celui de la lune autour de la terre ainsi qu'avec les phases de la lune, les anciens ont admis différentes sortes d'année.

On peut en distinguer quatre sortes :

P L'année lunaire libre, qui se compose de 12 mois lunaires synodiques, chacun de 27 1/2 jours, ou pour éviter la fraction, de 6 mois de 29 jours et 6 mois de 30 jours.

Cette année comptait ainsi 354 jours. Les Musulmans s'en servent encore maintenant. Elle est de dix à onze jours trop courte, en sorte qu'au bout de trois ans elle est en retard de tout un mois sur l'année solaire.

2^ Vannée lunaire intercalaire : elle se compose aussi de 12 mois lunaires synodiques, mais de temps en temps on intercale un 13® mois, pour tomber d'accord avec la révolution annuelle de la terre autour du soleil. On appelle cette année de 13 mois, année intercalaire. Ainsi les Grecs, suihuit années, avaient 3 années intercalaires; cette période s'appelait Yoctaétéride, A partir du v® siècle, l'astronome athénien Méton y substitua une période ou cycle de 19 années, dont 7 intercalaires. On appelle cela la période de Méton. Les* Juifs se servent encore actuellement de cette dernière intercalation grecque.

3^ L'année solaire fixe ou tropique y qui est mesurée par

< le retour du soleil au môme point de Técliptique, et qui compte 365 jours et 6 heures, moins 11 minutes.

4** L'année solaire mobile^ qui ne se compose que de 365 jours, et dans laquelle on ne tient pas compte des 6 heures qui complètent la révolution totale de la terre autour du soleil.

Pour mettre d'accord cette année mobile avec Tannée tropique, il a fallu intercaler tous les 4 ans un jour entier, formé par 4 fois 6 heures : cette quatrième année s'appelle l'année bissextile et se compose de 366 jours. Telle est Tannée Julienne, de Jules César, dont le calendrier date de Tan 46 avant Jésus-Christ (Voyez plus loin, p. 84).

Jules César comptait exactement 365 jours et 6 heures, tandis qu'en réalité Tannée n'est que de 365 jours, 5 heures, 48' et 49", de sorte qu'en intercalant un jour tous les quatre ans, on intercalait trop.

Au xvi® siècle la différence du calendrier avec le temps véritable était de 10 jours. De là, la réforme dite grégorienne, due au pape Grégoire Xllf. Par sa bulle réformatoire, ce pape fit donc rayer dix jours du calendrier : il ordonna qu'après le 4 Octobre de Tannée 1582 on compterait immédiatement le 15; et pour ne plus se tromper plus tard, il ordonna d'omettre 3 jours intercalaires dans Tespace de 400 ans.

Les Grecs et les protestants ne voulurent pas de cette réforme, parce qu'elle émanait du St-Siège. Ils continuèrent à se servir du calendrier de Jules César, ce que Ton appela alors le vieux style^ en opposition avec le nouveau style. Les Anglais n'ont adopté le nouveau style qu'en 1752. Les Russes et les Grecs ont conservé Tancien style jusqu'à nos jours. De là, la différence dans l'époque de la célébration des m^mes fâtes religieuses*

Pour rédaire une date de TaDcien style à la date correspondante da noaveau style, il faut additionner 10 jours depuis le 5 octobre 1582 Jusqu'au 24 février 1700 ; 11 jours, depuis le 24 février 1700 au 24 lévrier 1800 ; et 12 jours, depuis le 24 février 1800 au même jour 1900.

DEUXIÈME SECTION

Chronologie historique.

§ I. — CHRONOLOaiE DBS ÉaTPTIBNS, DES ChALDÉBNS

BT DES Hébreux.

Voir dans la Partie spéciale : Histoire ancienne de r Orient,

§ II. — Chronologie grecque.

Voir dans la Partie spéciale : Histoire grecque.

§ III. — Chronologie romaine.

\^ Le jour.

Les Romains le commençaient à minuit. Mais pour fixer ce commencement, qui ne répondait à aucun phénomène naturel, il fallait une horloge : il en est pour la première fois question à Rome Tan 159 avant J.-C. La clepsydre était remplie d*eau. Pendant les débats judiciaires, comme le temps pour les plaidoyers de chaque avocat était déterminé, on arrêtait Fécoulement de Teau pendant Tauditiori des témoins ou pendant les incidents, afin que l'orateur ne perdît rien du temps qui lui était accordé par la loi ; on appelait cela aquam sustinere. On avait déjà des cadrans solaires, mais pour la division du jour seulement. La nuit était divisée en quatre veilles, la {troisième commençant à minuit.

Ces divisions s'appliquaient toujours au jour et à la nuit naturels (un licteuf annonçait le midi, quand de la curie il voyait le soleil dans une certaine direction). Il en résultait que, selon la saison, ces subdivisions du jour étaient d'une durée inégale.

Dans le calendrier religieux, on distingaait les Dies festi^ destinés en partie au culte (s*ils étaient entièrement destinés au culte, on les appelait/î?riae;, et les Dies profesti, destinés aux affaires publiques ou privées; on les divisait en fasti ou judiciarii, où il était permis de rendre la justice, et nefasti, où on ne la rendait pas, par exemple pendant les moissons ou les vendanges. Plus tard, on déclara ces jours malheureux, funestij atri, etc. On désignait à Rome encore les jour» d'après les occupations auxquelles ils étaient particulièrement destinés : Dies cognitiales pour la promulgation d'une sentence par le préteur ; Dies comiticUes, jours des comices ; Dies licstrici, où Ton purifiait les enfants nouveau -nés, etc.

2^ La semaine.

Lés Romains avaient une semaine de huit jours, qu'ils avaient probablement reçue des Etrusques. Les campagnards venaient en ville au marché chaque neuvième jour (nono quoque die, nundinae). Dans leur calendrier, ces huit jours étaient marqués par les huit premières lettres de Talphabet, de A jusque H. La semaine de 7 jours ne fut rendue ofScielle que par Constantin le Grand .

3^ Mois et année.

Il faut distinguer trois périodes dans l'année romaine : L'année romaine, avant les décemvirs ; L'année romaine, depuis les décemvirs ; L'année julienne, depuis Jules César.

A. L'année primitive.

Primitivement les Romains avaient une année décimale ou de 10 mois (appelée année de Romulus). Quatre de ces

mois (Martius, Maius, Quintilis, October) avaient chacun 31 jours et étaient appelés mois j^ins ; les 6 autres avaient 30 jours, on les appelait caves. L'année ne se composait donc que de 304 jours ou 38 semaines de 8 jours. Ce n'était ni des mois lunaires, ni des mois solaires : l'origine et les motifs de ce système de calendrier, qui ne répondait à aucun phénomène naturel, sont totalement inconnus.

Cette année purement conventionnelle est demeurée assez longtemps en usage pour les contrats privés (contrats de prêt) et pour les traités internationaux.

Avant les tîécemvirs, les Romains avaient déjà une seconde espèce d'année (appelée année de Numa). C'était une année lunaire de 354 ou 355 jours, parce que le nombre pair fut considéré comme un nombre malheureux. Le mois de mars était le premier mois de cette année, qui commençait avec le printemps. Le mois de février était le dernier. De ces douze mois, quatre eurent 31 jours, les autres 29 (toujours impairs), sauf le dernier mois qui en eut 28 : aussi le Februarius était le mois le plus malheureux, parce qu'il avait un nombre pair de jours.

Voici ce calendrier :

Martius 31 September 29

Aprilis 29 October 31

Maius 31 November 29

Junius 29 Dec^mber 29

Quintilis 31 Januarius 29

Sextilis 29 Februarius 28

C'étaient de véritables mois lunaires. Ce qui le démontre, c'était déjà le nom de Mensis (de [f-ivin) ; c'étaient en outre les divisions du mois et leurs noms.

Quand le pontifecc^ chargé du calendrier, remarquait la nouvelle lune dans le crépuscule du soir, il convoquait (calare) les comices pour annoncer le commencement du mois : Calendae; ce jour était consacré à Junon Lucina^

qui apporte la lumière. A la pleine lune, correspondaient les ides, aiusi nommées parce qu'elles divisaient le mois en deux moitiés (de iduare-dividere). Les ides tombaient tantôt le 15, tantôt le 13, d'après les calculs du pontifex.

Les Nonae correspondaient au premier quartier. On les appelait ainsi (ante Diem nonam Idus), parce qu elles tombaient huit jours avant les ides, (tantôt le 5, tantôt le 7).

De là s'explique enfin la manière de compter les jours à reculons, parce que Ton se demandait combien de jours il y avait encore jusqu'au changement de lune : or ce nombre de jours allait diminuant.

Pour mettre cette année lunaire d'accord avec Tannée solaire, on intercalait de temps en temps un mois (mensis intercalaris, mercedonius).

B. L*année romaine depuis les décemvirs.

Les décemvirs, de la 2® année de cette institution, essayèrent d'améliorer l'année romaine en y introduisant une intercalation périodique. Tous les deux ans on intercalait alternativement 22 ou 23 jours, en sorte que dans une période de 8 ans on intercalait un total de 90 jours : ils ne firent donc que calquer XoctaétéHde grecque (Voir plus haut, p. 78).

Ces jours étaient intercalés, non pas après le 28 février, qui finissait Tannée, mais après le 23 février. Le motif de cette méthode d'intercalation était une superstition, parce que les cinq derniers jours de février étaient consacrés par des cérémonies religieuses terminant Tannée (terminalia)^ qui devaient être observées vetere religionis more. Après les ides de février, on comptait les jours anie calendas intercalares; puis ante nonas intercalares ; puis anie idus intercalares et enfin ante calendas Martias.

Ainsi Tannée intercalaire comptait, au total, alternativement 377 ou 378 jours.

Cette intercalation est trop forte à' un jour par année moyenne^ en sorte que bientôt Tannée romaine n'était plus

d'accord avec le temps vrai ou les révolutions de la terre autour du soleil. Les pontifes chargés du calendrier n'avaient d'autre ressource pour y remédier que d'omettre de temps en temps un mois intercalé, de façon à rétablir l'accord entre Tannée officielle et l'année vraie. On discute la question de savoir si, dans cette correction, les pontifes fesaient usage d'un cycle d'années déterminé. Ce qui est certain, c'est que cette règle ne fut pas toujours observée, en sorte que la perturbation du calendrier ne fit que s'accroître jusqu'à la réforme de Jules César.

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