C. Collections de textes grecs
Scriptores historiae Byzanlinae. Paris, 1645-1711, 3vS vol. in-fol. (sans tomaison).
Le savant Labbée a pris Tinitiative de cette collection à laquelle d*autrès hellénistes de France ont contribué. Il en a été publié une seconde édition augmentée, mais moins correcte à Venise, 1723-33, en 35 vol. Los textes grecs sont accompagnés de traductions latines.
Corpus scriptorum histonae Byzantinae^ opéra Niebuhr. Bonn. 1828-80, 50 vol. in-S.
Niebuhr prit Tinitiative de cette collection, qui a été continuée par TAcadômie royale de Berlin, avec le concours de philologues les plus distingués de TAllemagne.
Patrologiae cursus^ curante Migne : Séries graeca. Pari^, 1857^6. 161 vol. in.4.
Tomes MOO : écrivains antérieurs à Photius; — tomes 10M61 : de Pbotins à Bessarion. Ce ne sont que des réimpressions, avec traductions latines.
Sathas, Bibliotheca graeca medii aevi. Venise-Paris, 1872-77, 6 vol. — Documents inédits relatifs à Vhistoire de la Grèce au moyen âge. Paris, 1880-85, 6 vol.
Miklosich et MuUer. Acta et diplomala graeca médit aevi sacra et profana. Vienne, 1860-71, 4 vol.
Publication de TAcadémie de Vienne.
Ouvrages auxiliaires : pour la linguistique, Du Gange, Glossarium mediae et infimae graecitatis. Paris, 1682, 2 vol. fol. ; — pour la chronologie. Murait, Essai de chronographie byzantine de 395 à 1057. St-Pétersbourg, 1855 ;
— Chronographie byzantine de 1057 à 1453. Paris, 1873.
— pour la paléographie, Dom Montfaucon, Palaeographia graeca. Paris, 1708 (comprend aussi la diplomatique byzantine); Gardthausen, Griechische Palaeographie. Leipzig, 1879.
D. Littérature orientale chrétienne.
Répertoires : Bickell, Conspectus rei Syrorum îitterariae. Munster, 1870. — Nôve (F.), V Arménie chrétienne et sa littérature. Louvain, 1886.
Assemani, Bibliotheca orientalis. Rome, 1719-28, 4 vol. in-fol.
Land, Anecdota Syriaça. Leyden, 1862-75, 4 vol. in-4.
Gregorii Barhebraei, Chronicon syriacum (avec traduction latine), éd. Burns et Kirsch. Lipsiae, 1789, 2 vol, in-4.
Le même historien, connu aussi sous le nom à' Aboulfarashy est i*auteai- «l'une chronique arabe ^ que Ton peut considérer comme une édition nouvelle et amplitlée de sa chronique syriaque, publiée sous le titre : Abulfaragii, Historia compendiosa dynastiarum (avec traduction latine), éd. Pococke. Oxford, 1663.
Or. Barhebraei, Chronicon ecclesiasticum (a,Yec traduction latine), edideruat J. B. Abbeloos et Th. Lamy. Louvain, 1872-77, 2 vol. in-4.
Bibliotheca selecta scriptorum classicorum Armeniorwu (en arménien).Venise, 1853. 22 vol.
Traductions : Dulaurier, Bibliothèque historique artnénienne, t. I. Paris, 1858. — Langlois (V.), Collection des Historiens anciens de fArm
méjiie, traduits ea français. Paris, 1867, 2 vol. — Brosset, Historiens arméniens du moyen âge, traduits et annotés, 1865-70 (Ac. de St-Pétersbourg); — Collection d^historiens arméniens. StrPéteiéOonrg^ 18^4-16, 2 vol. in-8. — Joannissiany, Armenische Bibliothek. Leipzig, 1880-86. 4 vol. — collana degli storici armeni. Venise, 1840, 2 vol.
E. Littérature musulmane.
Littérature : d'Herbelot, Bibliothèque orientale. Paris, 1783, 6 vol. — Hammer, Literaturgeschichte der Araber. Vienne, 1851, 7 vol. — Wuenstenfeld, Die Geschichtsschreiber der Araôer. G oettingue. 1882.
Schultens, Monumenta vetustiora arabica. Leyde, 1740.
Hammer, Fundgruben des Orients. Vienne, 1809-18, 6 vol. in-fol.
Bibliotheca arabo-hispana , éd. Casiri. Madrid, 1760-1770, 2 vol. in-fol.
Bibliotheca arabicO'hispana, éd. Codera. Madrid, 1882- 83, 2 vol.
Bibliotheca arabo-sicula ^ éd. Amari. Leipzig, 1857-75. 2 vol.
Traduction : Amar, Biblioteca arabo-sicula, versione italiana. Turin,
Tabari (al), Annales, edd. Barth, Goeje, etc. Leyde,
ExTRArrs : Rasmussen, Annales Islamismi sive tabulae synchronisti
co^hronologicae chalifarum et regum e cod. mss. arabicis. Copenhagu e,
825, in-4.
DEUXIEME SECTION
Des travaux modernes sur Thistolre
du moyen âge.
Littérature : Œttinger, Archives historiques, Carlsrube, 1841.
Le premier en date des travaux modernes qui mérite d'être cité pour la vaste érudition, les connaissances profondes et la critique judicieuse de Fauteur, ce sont les Annales de Baronius, cardinal et bibliothécaire du Vatican (f 1607). Ils ont pour titre :
Annales ecclesiastici ab A. 1 ad 1 198 post Ch. N. Rome, 1588-1607, 12 vol. in-fol.
Cet ouvrage a eu plusieurs continuateurs, à savoir : Raynaldus (Od.), Annales ecclesiastici ab A. 1198 ad A. 1565. Romae, 1646-77, 10 vol. in-fol. (Les continuations de Laderchi, 1565-1571, — et de Theiner, 1572-1583, — appartiennent à Thistoire moderne); ~ Bzovius, Annales eccl. 1198- 1572. Romae, 1616-1672, 9 vol. in-fol,; — Spondanus, Annales eccl. 1197- 1646. Paris, 1659, 3 vol. in-fol. Il faut aussi y joindre Pagi, Criiica historico-chronologica in universos Annales Baronii. Anvers, 1705, 4 vol. in-fol. Il existe une édition de Tensemble (Baronius, Raynald, Laderchi et Pagi), celle de Mansi. Lucques, 1738-59, 35 vol. in-fol.
Après cet effort considérable, l'histoire du moyen âge a été négligée pendant assez longtemps; il était réservé à notre siècle de remettre cette étude en honneur. Nous ne citerons ici que les ouvrages principaux, (à l'exclusion des abrégés d'histoire et des histoires universelles)^ d'abord les histoires générales de l'époque, ensuite les histoires particulières de la France, de l'Italie, de l'Angleterre, de l'Allemagne, de l'Espagne, du Bas-Empire et des Etats Musulmans.
§ I. — Histoires gênéralLES.
En France :
Frantin, Annales du moyen âge jusquà la mort de Char' lemagne. Paris, 1825, 8 vol. — Louis le Pieux et son siècle. Paris, 1838, 2 vol.
Cet oavrage, qui s*arréte en 840, laisse à désirer pour la classitication des faits; mais il est précieux comme recueil de matériaux.
Desmichels, Histoire générale du moyen âge. Paris, 1831 , 2 vol.
S'arrête au démembrement de Tempire de Gharlemagne (l'an 887); avec indication des sources. L'histoire de la civilisation en fait partie; mais l'auteur n'indique pas suffisamment l'action de l'Eglise à cette époque.
Sismondi, Histoire de la chute de l'empire romain et du déclin de la civilisation de tan 250 à mil. Paris, 1835, 2 vol. in-8.
Incomplet comme les précédents, l'ouvrage est en outre infecté par les préjugés protestants de l'auteur, qui en est aveuglé au point de méconnaître le côté grand et élevé de cette période de l'histoire.
En Angleterre :
Hallam, View of the state of Europe dur in g the middle âge. Londres, 1810, 2 vol. (plusieurs éditions et traductions).
Protestant, l'auteur n'a pas du tout saisi l'esprit du moyen âge, dans lequel il ne sait pas voir l'unité religieuse qui en est la base. Ensuite les questions les plus importantes n'y sont pas résolues, et sauf ce qui concerne l'Angleterre, l'ouvrage est superficiel.
En Allemagne :
Schlosser (F. Chr.), Vieltgeschichte, vol. II-IV. Francfort, 1819-39.
Sauf le !•' volume, cet ouvrage comprend le moyen âge seulement* On ne peut refliser de vastes connaissances à M. Schlosser, qui a lu avec soin les monuments historiques du moyen âge. Il est cependant à regretter que ses préjugés protestants aient trop souvent influé sur sa manière d'apprécier les faits auxquels se lient les grandes questions religieuses.
Luden (H.), Allgemeine Geschichie der Voelker und Staaten des Mittelalters . lena, 1821, 2 vol.
L'ouvrage de Luden est superficiel, et Tauteur s'est trompé souvent, faute d'avoir étudié les questions dans les sources. Protestant.
Rehm (Fr.), Handbuch der Geschichte des Mittelalters. Marbourg, 1821-39, 8 vol.
Cet ouvrage, publié par parties, manque d'unité. Protestant. Il se borne à donner la bibliographie, sans indication détaillée des sources.
Léo (H.), Lehrbuch der Geschichte des Mittelalters. HaUe, 1830.
C'est le meilleur manuel en allemand, par la connaissance des sources (mais sans indication détaillée), par son plan méthodique, par une impartialité rare chez les historiens protestants.
Damberger, Synchronistische Geschichte der Kirche und der Welt im Mittelalter. Ratisbonne, 1850-63, 15 vol.
L'ouvrage s'arrête en 1378. Chaque volume est accompagné d'un appendice de notes critiques sur des points controversés. Sur les autres points, les sources ne sont pas indiquées, bien que l'ouvrage soit travaillé d'après elles. Le plan chronologique exclut les vues d'ensemble.
En Belgique :
Mœller (J.), Manuel d'histoire du moyen âge jusquà la mort de Charlemagne. Louvain, 1837,
L'ouvrage est demeuré incomplet. Avec indication détaillée àes sources et des travaux modernes publiés jusqu'alors. - J'ai voulu, « dit la préface, « non seulement retracer les principaux événements qui se sont succédé depuis la chute de l'empire romain jusqu'à la mort de Charlemagne, mais encore indiquer à ceux qui veulent sérieusement étudier cette
partie si importante et encore si mal connue de Thistoire de l'humanité, les auteurs ou contemporains ou venus plus tard qu'ils ont à consulter... Quelque recommandables que soient les hommes que je viens de nommer, plusieurs d'entre eux, par cela même qu'ils jugent une époque toute catholique sous l'empire d'idées philosophiques ou protestantes, sont tombés nécessairement dans plus d'une erreur. Si je ne me trompe, il faut être catholique soi-même pour écrire l'histoire du moyen âge avec une véritable intelligence des passions qui s'y agitent et de la force qui les comprime. Il s'agit d'une société qui n'a de vie et de sève que par l'Église. L'Église donc est le grand fait qui explique tout, et le catholique seul a la véritable intelligence des intentions qui la font agir et des moyens qu'elle emploie. »
Mœller (J.), Précis de V histoire du moyen âge (2* édition). Louvain, 1846.
A la diflérence du précédent, ce n'est qu'un précis, mais complet, des travaux modernes (jusqu'en 1845). « J'ai indiqué, » dit la préface, « en tôte de chaque §, outre les principaux ouvrages modernes, les auteurs anciens les plus importants que devra consulter le professeur, appelé à donner un cours approfondi de l'histoire du moyen âge. Toutefois je me sain soigneusement attaché à n'indiquer que les ouvrages d'une incontestable utilité, et je me suis abstenu de tout ce qui eût ressemblé au luxe d'une érudition superflue. »
L'auteur en a donné aussi une édition allemande, plus développée, sous le titre de : Geschichte des Miitelalters. Fin Lehrbuch. Mayence, 1844. Le vol. I (jusqu'à 1073) a seul paru.
Kurth (G.), Les origines de la civilisation moderne. Louvain, 1886, 2 vol.
L'ouvrage s'arrête à la mort de Gharlemagne (814). Comme le titre ranuonce, ce n'est pas un exposé des fctits, mais une suite de considé* rations élevées et entremêlées de brillants tableaux. Sans indication détaillée des sources, mais avec une bibliographie critique en appendice.
§ II. — Histoires particulières.
Histoire de France :
LrrrâRATURB : Aug. Thierry, Lettres sur Vhistoire de France. Paris, 1827. — Lespinois (H.), Notes sur les études historiques en France au XIX» siècle. Paris, 1866.
Malgré tant de beaux travaux sur les sources et sur le détail de l'histoire de France, on ne possède pas encore une histoire d'ensemble qui soit à la hauteur du sujet. Les défauts des ouvrages de l'ancienne école (Velly, Mézeray, Anquetil) ont été parfaitement caractérisés par Aug. Thierry {Lettres^ citées : 3, 4, 5) : ces auteurs ont reproduit les sources sans critique. Ils n'ont pas saisi non plus l'esprit si différent des époques qu'ils racontent comme si les Francs de Clovis étaient les Français de Louis XIV. Enfin ils ignorent l'histoire de la société et des institutions, et en revanche, abondent en détails touchant la vie personnelle des princes et leurs cours. La nouvelle école, qui date de de ce siècle, a réagi contre ces défauts. Depuis Augustin Thierry, elle s'est préoccupée avec raison de l'histoire de la nation. Mais celle-ci, elle n'a voulu la voir que dans le tiersétat. Aug. Thierry est allé jusqu'à représenter la noblesse comme étrangère à la France par son origine. Ainsi cette école s'est jetée dans une extrémité opposée en laissant de côté l'histoire de la noblesse et du clei^é, qui ont joué pourtant le premier rôle pendant la plus grande partie du moyen âge. Un autre reproche que l'on doit faire aux chefs de cette école, c'est leur antipathie prononcée contre l'Eglise catholique, dont ils ont trop souvent travesti l'histoire. On en trouvera la preuve dans Gorini, Défense de t Eglise catholique contre les erreurs historiques de MM. Guizot, Thierry, Michelet, Fauriel, etc. Lyon, 1853 (plusieurs éditions, la dernière en 4 vol.).
Daniel, Histoire de France, Paris, 1713 (10 voL dans Fédition, in-4).
' C'est le seul ouvrage en ce genre de Tancienne école, qai mérite encore d'être cité, bien qu'il participe aux défauts du temps; ce qui le recommande, c'est l'abondance des détails, un plan méthodique et l'agrément de la forme.
Thierry (Aug.), Considération sur l'histoire de France (en tête île ses : Récits mérovingiens). Paris, 1840. — Essai sur r histoire de la formation et des progrès du tiers-état. Paris, 1853.
Ces ouvrages sont cités ici comme formulant le programme de la nouvelle école historique, dont Aug. Thierry est par excellence le représentant.
Guizot, Leçons sur (histoire de la civilisation en France. Paris, 1829-32, 5 vol.
S'arrête au xiv* siècle. Protestant. La forme de leçon excluait les renvois aux sources. On ne peut méconnaitre les grands mérites de Guizot pour l'histoire. Mais il ne raconte pas assez ; il se tient trop dans les généralités, et celles-ci sont fondées souvent soit sur des faits contestables soit sur de simples suppositions.
Fauriel, Histoire de la Gaule méridionale^ sous la domination des conquérants germains. Paris, 1836, 4 vol.
S'arrête au x« siècle. C'est un des meilleurs ouvrages sur cette portion du moyen âge.
Michelet, Histoire de France. Paris, 1833-46. (Plusieurs éditions, la dernière en 5 vol.).
Le moyen âge seul a paru. Indique les sources. Plus d'imagination que de critique.
Sismondi (de). Histoire des Français. Paris, 1821-44.
Le moyen âge est compris dans les volumes I-X de l'édition belge (Bruxelles, 1844). « L'esprit du protestant et du républicain de Genève se laisse à chaque instant apercevoir dans les rigueurs de l'historien à regard du catholicisme et de la royauté n (Mignet). Indique les sources,
mais on ne doit pas trop s'y fier : les autorités auxquelles Tauteur renvoie en note, disent parfois le contraire de son texte.
Martin (Henri), Histoire de France. Paris, 1833-36. (Plusieurs éditions, la dernière en 17 vol.).
Les volumes I-VII comprennent le moyen âge. Supérieur an précédent par le style, mais non par Tesprit, qui est anti-chrétien. Sans renvois aux sources.
Dareste (Ant,), Histoire de France^ Paris, 1865, 8 vol.
Les vol. Mil comprennent le moyen âge. C*est le meilleur travail d'ensemble sur Thistoire de France, mais trop abrégé quant au moyen âge et sans renvois aux sources.
Histoires dltalie •*
Muratori, Annali d'Italia (de l'an 1 à 1749). Milan, 1749, 12 voL
Cet ouvrage, tiré directement des sources publiées par Tauteur, est rempli d'érudition et utile à consulter pour les détails. Mais la forme d'annales est la moins appropriée à Thistoire de l'Italie au moyen âge.
Sismondi, Histoires des républiques italiennes du moyen âge. Paris, 1815-18, 15 vol.
C'est le meilleur ouvrage de l'auteur. Sur sa partialité, voir la note ci-dessus. Avec indication des sources.
Troya, Storia d'Italia del medio evo. Naples, 1839-53, 8 vol.
Cest moins une histoire qu'un recueil de dissertations. Balan, Storia d'Italia. Modène, 1875-78, 7 vol. Vol. II-V comprennent le moyen âge. Avec indication des sources.
Histoire d'Espagne :
Rosseeuw St-Hilaire, Histoire d'Espagne^ depuis tinvasion des Goths. Paris, 1837-60, 14 vol.