SOURCES. — CRITIQUE. — SCIENCES AUXILIAIRES
Littérature : Langlet du Fresnoy, Méthode pour étudier Vhistoire-. Paris 1729, 4 vol. iii-4o. — Daunou, Ck)urs d'études historiques, tomes I-VII. — Rehm, Lehrbtcch der historischen Propaedeutih. Marbourg 1830, in-8*». — Ch. De Smedt, Principes de la critique historique, Liège 1883. iD-12.
§ I. — De LA CERTITUDE HISTORIQUE.
Elle se distingue de la certitude mathématique et de la certitude physique, dans ce sens que l'on distingue trois ordres de vérités ; mais on ne peut pas dire pour cela qu'il y ait trois diflFérents degrés de certitude.
11 y a du moins des faits historiques dont il n'est pas possible de douter, donc il peut y avoir certitude absolue ou complète môme pour des vérités historiques.
ExEBiPLE. — L'existence de villes détruite."?, telles que Sparte, Ninive, Mempbis, n'est pas moins certaine q le celle de Tilles actuelles, mais éloignées, telles que Pékin, la Mecque ou Lhassa au Thibet, dont nous ne connaissons aussi Texistence que par le témoignage d'autrui.
Il faut à cet égard distinguer dans les notions historiques trois éléments, à savoir : P Les faits; 2^ les détails qui accompagnent les faits ; 3^ les inductions, telles que les causes ou les conséquences que l'on attribue à des faits constatés. Ici il peut j avoir divers degrés de certitude : elle peut être plus complète pour les faits ; elle n est souvent pas entière quant aux détails ; quant aux inductions, à la recherche des causes et des effets, elles appartiennent en propre à l'historien, elles résultent de ses réflexions.
En faisant cette distinction , l'historien fera preuve d'exactitude. Avant tout, il doit énoncer le fait, simplement, avec bonne foi et avec toutes ses cirôonstances ; ensuite il doit toujours distinguer ses inductions, hypothèses, réflexions, du récit des faits proprement dits. Il est exposé à se tromper et à tromper les autres dans ses appréciations. Mais toujours aura-t-il le mérite d'avoir éclairci les faits mômes.
§ IL — DbS SOURGBS de l'hISTOIRB £T de L£UK importânob