‹ Traité des études historiquesChapitre 54 sur 55 · P"" PAIT · texte numérisé non relu

P"" PAIT

Eia révolution française»

Les causes de la révolution française sont déjà connues par l'histoire de la France depuis la mort de Louis XIV. Ce sont :

P la démoralisation générale;

2^ la ruine financière de la France;

3^ les abus, suite d'un gouvernement absolu et des anciennes formes surannées de la société;

4® l'impiété et le philosophisme ;

5** l'exagération des idées de liberté et d'égalité.

En donnant l'histoire de la révolution française, il faut insister sur les horreurs dont elle fut accompagnée, et que bien des auteurs modernes passent sous silence : ainsi Lacretelle, Thiers, etc. ne donnent que l'histoire constitutionnelle de la France, ne parlent que des conquêtes glorieuses de 89 et glissent sur les abominations de 93, sur le règne de la Terreur. Sans doute des abus furent abolis alors; mais des flots du sang furent versés, des millions d'innocents périrent sur l'échafaud, et la religion chrétienne fut ébranlée jusque dans ses bases en France, où l'on est loin encore d'avoir effacé les suites terribles de cette révolution.

IP FAIT. Eies guerres de Napoléon»

L'histoire des guerres de Napoléon suit celle de la>évolution. Sans vouloir excuser tous les actes de Napoléon et

tout en avouant que ses mobiles n'ont pas été très purs, ni sa conduite désintéressée, il faut reconnaître ses mérites extraordinaires eomme général et comme homme d*Etat et les services qu'il a rendus à la société : il est parvenu à dompter laDarchie et à asseoir la société sur une nouvelle base. Mais son ambition Ta perdu, et il est tombé lorsque sa mission que Ton peut appeler providentielle, était terminée.

IIP PAIT.

Eia re«ta«ratloB de PEurope*

La chute de Napoléon et le congrès de Vienne ouvrent une nouvelle période, celle de la restauration. Mais le congrès de Vienne, en réorganisant l'Europe sur des bases fausses, a provoqué la réaction qui éclata en 1830, et dont on ne peut encore prévoir l'issue. L'œuvre du congrès de Vienne, en eflfet, fut très imparfaite ; on n'y satisfit que les gouvernements et les Etats, et on foula aux pieds le sentiment national des peuples; on se distribua les âmes pour accorder à chaque Etat le nombre d'habitants qu'il réclamait; nationalité, langue, religion, relations historiques, tout fut mis de côté, tout fut sacrifié à la politique des chiffres et des effectifs, dans cette restauration de 1815.

Ce fut là la cause première des difficultés qui préoccupent les hommes d'Etat jusqu'à maintenant, et des agitations nationales qui troublent le repos de l'Europe depuis 1830.

APPENDICE

« La littérature de renseignement supérieur de l'histoire, n

L*âuteur, dans cette seconde partie de sa Méthodologie^ ne s'est occupé que de renseignement moyeu de This* toire, parce que, en son temps, tout était encore à faire sous ce rapport dans notre pays. Quant à ceux qui avaient la vocation de renseignement supérieur, il se bornait à leur suggérer une méthode purement pratique, qui était de se rendre aux grandes écoles de l'étranger et d'en fréquenter les maîtres illustres, là où il avait lui-mâme puisé la science. Toutefois, ici encore une direction n'est pas inutile, et, avant de prendre le chemin de l'étranger, l'aspirant à une chaire supérieure fera bien de consulter ses devanciers dans la carrière. Ces voyages scientifiques ont donné lieu, en efiet , à toute une littérature de Rapports , Notices , Etwies^ etc., qui forme une sorte d'enquête, féconde en comparaisons, sur les procédés des maîtres de la science dans les universités les plus célèbres. En voici quelques uns des plus récents, dont l'énumération pourra servir à suppléer à cette lacune dans le Traité des Etudes,

France t

Lavisse, Uenseignement historique en Sorbonne (Revue des Deux

Mondes, tome I de 1882).

Frédéric (Paul), Venseig'nement supéneur de Vhistoire d Paris (Revue

ioteroatiooald de rEnseignement, tome YI, 1883). Seigoobos, L'enseignement de Vhistoire dans les facultés (même Revue,

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