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UBS PEROPTIONS 00 LA PRIMIÈRI PÀBTH DES GQMMÀISSANCES. 171
de toute forme. C'est pourquoi cette mère, ce giron de tout ce qui est visible et sensible, ne disons pas que ce soit la terre 9 Tair, le feu et l'eau, ou ce qui en est formé, ou ce qui les forme, mais quelque chose d'invisible, d'indéterminé et d'ouvert à toute chose, qui participe à l'intelligible d'une manière ob-* scnre et mystérieuse. Autant qu'il est permis de saisir sa nature, peut-être aurart-on raison de dire que le feu est la partie de cette chose qui s'enflamme, l'eau la partie qui se liquéfie, la terre et l'air la partie qui reçoit les imitations de ces éléments ^ »
D'après ce passage, tantôt Platon distingue l'espace d'avec les corps , puisqu'il le compte pour un genre à part ; tantôt il le compare à un lingot sans forme , à une substance molle qui peut prendre toutes les figures , celle du feu, de l'eau, de l'air, sans qu'on puisse voir si le philosophe distingue alors le feu, Teau, l'air de la place qu'ils occupent
Plus loin , Platon compte encore à part le troisième genre qu'il appelle par son nom : le genre de l'espace S étemel*, incorruptibles offrant un théâtre à tout ce qui prend naissance, inaccessible aux sens extérieurs, qui nous fait dire que tout ce qui est doit être quelque part, avoir une certaine place, et que ce qui n'est ni sur la terre ni dans le ciel n'est rien. Tout cela est juste ; mais il ajoute que ce genre est à peine saisi par une certaine raison bâtarde% qu'il semble être l'objet d'un rêve *, et il revient à dire encore que l'espace se Uquéfie et s'enflamme, reçoit les formes de la terre et de l'air, et celles qui s'ensuivent, et apparaît ainsi sous mille aspects divers''. Il en fait donc une substance qui , d'abord insensible , peut devenir sensible par l'influence de certaines actions extérieures.
Cette dernière partie de l'opinion de Platon a été adoptée
1. Timéê^ édiU H. E., L Ul, p. 49 et ittlv. , Mit Taudu, t. Vil, p. 43 et suivantes»