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us PXRCBPTIONS OU LA PREMIÈRE PARTIE DBS CONNAISSANCES. 18&
la substance, sans laquelle ces propriétés ne sauraient subsister, est encore plus nécessaire s'il est possible ^ »
Si dans cette réponse l'auleur voulait dire que Dieu est le créateur de l'espace, il émettrait une autre doctrine dont nous nous occuperons plus tard, mais il revient encore à cette assertion que Tespace est une des propriétés de Dieu, et cependant il ajoute que Dieu n'est pas dans l'espace et qu'il n'en est pas pénétré. Mais comment Dieu peut-il n'être pas pénétré de sa qualité et être en dehors de sa qualité ? Tout cela est inintelligible. Nous ne pouvons admettre ces assertions contradictoires que Dieu est la substance de l'espace et que Dieu n'est pas dans l'espace. Nous disons tout le contraire : l'espace n'est pas la qualité de Dieu, mais Dieu est dans l'espace. En effet, il ne nous est pas possible de comprendre que Dieu soit en dehors de l'espace. Dieu pénètre l'espace et l'espace pénètre Dieu en ce sens que là où est l'espace, là est aussi Dieu : comment comprendre autrement que Dieu soit partout ? Dieu est donc dans l'espace comme l'âme est dans l'espace, comme le corps lui-même est dans l'espace. « L'espace , a dit M. Royer-Collard , est le lieu des esprits comme le lieu des corps. » Seulement le corps est dans l'espace par la multiplicité de ses parties , et l'âme et Dieu sont dans l'espace par la multiplicité et l'étendue de leurs actions , multiplicité et étendue qui ne détmisent pas la simplicité indivisible de Dieu et de l'âme. Si Dieu était le suhstratum de l'espace infini, l'être fini serait le suhstratum de l'espace fini qu'il occupe, et comme le mode suit la substance , lorsque l'être fini périt, il emporterait avec lui l'espace qu'il occupe. Mais, au contraire, l'espace que j'occupe demeurerait alors même que je serais anéanti; et ceux qui commettent l'erreur de nier l'existence de Dieu ne rejettent pas pour cela l'existence de l'espace. « Tant de créatures humaines, a dit M. Royer-Collard, ont ignoré l'être unique, étemel et nécessaire dont aucune n'a ignoré l'espace *. » Donc l'espace n'est pas Tattribut de Dieu.
1. TraUi de Vexistenee de Dieu, trad. franc. , édit. de Blois , 1825 , t. i*S