‹ Traité des facultés de l'ame (volume 2)Chapitre 117 sur 318 · Voy. plus loin, liv. IX · texte numérisé non relu

Voy. plus loin, liv. IX

LKS PIBCBPTI0N6 OU LÀ PBBMIÈRB PARTIB DBS œNNAISSANCES. 195

prit humain n'existait pas, il n'y aurait ni temps, ni espace, et-oroireque le temps et l'espace sont hors de Tesprit, c'est partage l'illusion du géomètre qui croirait que le cercle parfiiit existe en dehors de sa pensée. Si quelqu'un n'aperçoit pas du premier coup que le temps et l'espace ne font point partie de sa pensée, ne sont pas des formes de lui-même, nous ne pouvons le lui démontrer ; car les perceptions primitives se posent, se constatent et ne se démontrent pas. Le temps et Teipace sont per$us directement par nous comme distincts de nousHnémes. Nous en appelons au langage qui est le dé* poaitaire de nos jugements : jamais nous n'identifions les mots temps et espace avec le mot je, comme nous identifions avec le mot je les mots pensée et sentiment. C'est une preuve que nous ne prenons pas le temps et l'espace pour des formes de notre esprit, mais pour des réalités qui existent en dehors de notre pensée.

S $. Le teQHMS absolu n*e&\ pas la iQÔinç choM qi|e !#• fi|ian|[efBfB(i

et les évéaedaepts,

L'opinion qui identifie le temps avec les choses qui changent est de beaucoup la plus répandue. Voici l'abrégé de la théorie de Platon sur ce sujet. « Comme le Père voyait que le modèle sur lequel il entreprenait d'établir le monde était éternel, il essaya de donner à celui-ci Tétemité autant que possible, n ne pouvait la donner à ce qui a commencé ; il se con • tenta donc de faire du monde une image mobile de l'ioimobile éternité : c'est ce que nous avons nommé le temps*. Les jours, les nuits, les mois et les années n'existaient pas avant le ciel ; Dieu leur a donné naissance en même temps. Quant aux divisions du temps, telles que : il était, il sera, toutes ces formes d'un temps qui a pris naissance, nous avons tort de les transporter à l'essence éternelle. Nous disons qu'elle a été^ qu'elle est et qu'elle sera; mais II n'y a que le mot elle est qui lui convienne. Les formes : il a été, il sera n'appartiennent

Page 1