Yoy. plus haut, p
force, d'une puissance, d'une substance active ou d'une cause qui elle-même n'a jamais commencé. Nous apercevons hors de nous des mouvements et des changements que nous n'avons pas produits : l'induction nous porte à croire qu'ils sont causés par une force motrice et par une volonté semblables à celles que nous connaissons en nous ' ; mais, si nous recherchons le commencement des forces ou des causes de la nature extérieure, nous sommes contraints de reconnaître ou qu'elles n'ont pas eu de commencement ou qu'elles ont reçu l'être d'une force qui n'a jamais commencé.
« Ha première proposition, dit Clarke, dans sa démonstration de l'existence de Dieu, ne peut être révoquée en doute : c'est qu'il est absolument nécessaire que quelque chose ait existé de toute éternité. Cette proposition est si évidente et si incontestable, qu'aucun athée n'a jamais soutenu le contraire... En effet, puisque quelque chose existe aujourd'hui, il est clair que quelque chose a toujours existé. Autrement, il faudrait dire que les choses qui sont maintenant sont sorties du néant et n'ont absolument point de cause de leur existence , ce qui est une pure contradiction dans les termes ; car, si l'on dit qu'une chose est produite et que cependant on ne veuille reconnaître aucune cause de sa production, c'est comme si l'on disait qu'une chose est produite et n'est pas produite... Les choses existent, [ou, en vertu d'une nécessité qu'elles trouvent dans leur nature, et alors elles sont éternelles par elles-mêmes ; ou, en conséquence de la volonté de quelque autre être, et alors il faut que cet être ait existé avant elles*. »
Clarke dit encore ailleurs : « C'est sur cette proposition que l'être existant par lui-même est un être intelligent, que porte le fort de la dispute entre les athées et nous ; mais qu'il y ail un être existant par lui-même, et que cet être existant par lui-même soit éternel, infini, et la cause originelle de toute chose, c'est ce qui ne souffre pas de contestation '.
Nous verrons plus loin les raisons qui nous font admettre