‹ Traité des facultés de l'ame (volume 2)Chapitre 144 sur 318 · Yoy. plus haut, p. 182 et suiv · texte numérisé non relu

Yoy. plus haut, p. 182 et suiv

us PBRCSPTIOIIS 00 Là PREMIÈRE PARTIE DES CONNAISSANCES. 233

multiple? Si elles ne sont que les actes de cette substance simple, line, étemelle, universelle, nécessaire, comment se connaissent-elles en tant que plusieurs , séparées , contingentes, bornées dans le temps et dans l'espace ?

Si Ton renonce à Dieu , c'est-à-dire à Tèlre nécessaire et créateurs et qu'on s'en tienne aux choses qui existent, en leur accordant l'éternité, il faut reconnaître plusieurs substances nécessaires ou se mettre en contradiction avec les faits.

S 14. Des différentes hypothèses sur le rapport de la substance et de

rattribut.

Que nous considérions la substance nécessaire et créatrice, ou les substances contingentes et créées, il nous est difficile de nous former une idée claire du rapport de la substance et des qualités , du sujet et de l'attribut ou de l'invariable et du variable. C'est en nous-mêmes que nous puisons, par la conscience et la mémoire, les premières notions de quelque chose qui varie et de quelque chose qui ne varie pas ; mais quel est le rapport de l'âme avec ses phénomènes? Comment ce moi qui connaît est-il le même que ce moi qili aime, que ce moi qui veut ? Comment les facultés ne le divisent-elles pas ? Nous n'avons jamais connaissance du moi dépouillé de toute action ; nous le connaissons toujours ou mouvant, ou pensant, ou aimant, ou voulant. Chacune de ses facultés peut se reposer, pourvu qu'une autre agisse ; mais il n'apparait jamais à notre conscience dans le repos de toutes ses facultés. Comment nous sommes-nous donc formé l'idée du moi pur, pour ainsi dire ? Par quel effort d'abstraction sommes-nous arrivés à former ce mot de moi , Si âme, sans y joindre le mot ou de pensée, ou d'inclination, ou de volonté , ou de faculté motrice ? Nous devrions dire ou l'être pensant, ou l'être aimant, etc., mais jamais le mo» seul, puisque la conscience ne le montre jamais nu. Cependant

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