‹ Traité des facultés de l'ame (volume 2)Chapitre 163 sur 318 · Voy. plus haut, 1. 1«, p · texte numérisé non relu

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LIS GONGiPnOllS OU Là SICÛNDI PÂftTlK DES CONNAISSANCES. 263

mmas bien caractérisé par la qualité dliomme qui lui est commune avec les habitants des autres parties du monde que par la qualité d'bonmie noir qui lui est particulière. Celui qui dans l'habitant de TAfrique ne considère que la qualité d'bomme p^ise moins complètement à l'Africain que celui qui en considère aussi la couleur. Le premier en oublie une plus grande part, il en a une réminiscence plus abstraite. La généralité et l'abstraction se mesurent Tune par l'autre ^

Ce que nous pouvons penser de plus général , et par conséquent de plus abstrait sur les choses , c'est qu'elles existent. L'existence séparée de toutes les qualités est une des abstractions les plus difficiles , une des dernières qui se présentent h la pensée des enfants, une des dernières qui s'expriment dans le langage. En Grèce et à Rome les philosophes seuls se servent des mots qui équivalent au mot français existence. Les orateurs et les poètes emploient les verbes concrets, ou, comme on le dit en grammaire, les verbes adjectifs, de préférence au verbe abstrait ou verbe substantif. Les Grecs et les Latins expriment en un seul mot les deux mots français je viens*, L'Anglais, pour exprimer la même chose , emploie trois mots qui séparent le sujet , l'existence et l'attribut % et cette locution anglaise n'est reçue dans aucune des langues précédentes.

Une autre abstraction presque aussi difficile que celle de Y existence est l'abstraction qu'on exprime par le verbe avoir. Penser à la possession sans penser à l'objet possédé est une abstraction tardive. Lorsque le langage exprime que l'objet possédé est une qualité abstraite, il y a un redoublement d'abstraction trèa-remarquable. Que l'on réfléchisse sur cette phrase : L'or a 4e V éclat. Nous supposons à For une possession, et pour possession une chose abstraite. Les langues anciennes étaient incapables de rendre de pareilles abstractions. Le verbe avoir employé ccmime auxiliaire des autres verbes exprime, comme le verbe être, l'état ou l'habitude*. On trouve des exemples de

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