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LES CONCEPTIONS IDÉALES OU LES CONCEPTIONS A PRIORL

S 1**. DB LA CONCCI TION a pHori IN GÉNÉRAL. — $ 3. LA CONCEPTION IDÉALE M LA GOULEUB. — § 8. LA CONCEPTION a pHort DE LA FORME. — $ 4. DES

GOMCEPTioKs a priorx qvi accompagnent quelques instincts. — $ 5. la

CONCEPTION IDÉALE DE LA MÉLODIE, DU RHTTHME ET DE L'HARMONIE. — $ 6. LA CONCEPTION a pHoii DE L'ARTICULATION. ~ $ 7. les CONCLPTIONS MATHÉMATIQUES.

§ 1". De la conception a priori en général.

Nous avons dit que Descartes divise tout ce qui tombe sous la connaissance de l'entendement pur en deux classes : la première contient les choses dont Texistence est indépendante de la pensée qui s'y applique ; la seconde, celles qui ne sont rien en dehors de notre esprit. On sait que nous donnons à la connaissance des premières le nom de perception et à la connaissance des secondes celui de conception. Parmi les conceptions, les unes sont déterminées par une perception antérieure soit des sens, soit de la conscience : ce sont les réminiscences; les autres ne viennent pas de TexpérienceS elles sont originales et nous les appelons les conceptions idéales ou les conceptions a priori.

David Hume , après avoir divisé tous les actes de Tintelligence en impressions et idées , avance que les idées ne sont que les copies des impressions*, ce qui réduit toutes les conceptions à n'être que des réminiscences; mais il fait luimême à sa théorie cette exception remarquable : « 11 y a cependanty dit-il, un phénomène contraire à notre thèse, et qui

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