‹ Traité des facultés de l'ame (volume 2)Chapitre 186 sur 318 · Voy. plus haut, t. !«% p · texte numérisé non relu

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r iM G07KXPTI0NS OU LA SECONDE PARTIE DES CONNAISSANCES. 315

'' . tien, et celles de la faculté motrice. Toutes nos facultés ont leur y règle. On ne conçoit pas d'autre vertu possible, parce que ■. nous n'avons pas d'autres facultés à régler.

Nous avons vu que la langue française distingue quatre classes d'inclinations, qui sont celles du corps, de l'amourpropre, du cœur et de l'esprit^ L'homme qui serait disposé par la nature do manière que les inclinations de l'esprit .; et du cœur remporteraient en lui sur colles de Tamour- • propre et du corps, aurait Tair do tenir une conduite vertueuse : il n'en serait rien copondant. Il aimerait le vrai et le beau, il no ferait que du bien îi ses semblables, mais il serait entraiiio involoiitairomonl sur celle ponte, et n'aurait pas plus de mérite moral que la tontaino qui désaltère le ;. voyageur. La vertu no consiste dono |)as, comme nous l'avons •- déjà dit, h sui\re sos inclinations, quoique bonnes qu'elles .. soient, mais à tempérer les passions, de manière qu'il n'y ait ■■ d'excès dans aucune et que cell(*s do l'esprit ol du cœur l'em- . portent sur celles de l'amour-propre et du corps. Nous mettons : . dans notre est imo l'homme qui chorohe volontairement à éclairer son esprit et h servir sos semblables au-dessus de celui qui satisfait son amour-])ropre et surtout de relui qui s'abandonne aux passions du corps. Voit?» j)Ourquoi nous disons que les inclinations de l'ospril ol du cœur valent mieux que les autres : elles ne sont pas la vertu, mais elles lui ressemblent davantage. Il ne faut donc pas dire h l'honnne : Fais prodominer les inclinations de l'esprit et du cœur sur celles de l'amour-propre et du corps; mais : Accomplis volontairement les actes conformes aux doux premières classes d'inclinations, soit que tu les éprouves, soil que lu ne les éprouves pas, et ainsi tu accompliras la sa.îresso, la justice, la charité et la piété. Ajoutons-y la recommandation de garder la mesure dans toutes les affections qu'on éprou>o, ce qui nous fora pratiquer la tempérance et le courage. Si donc* on voulait mettre les préceptes de la morale sous une forme abrégée , nous pensons qu'on pourrait choisu' cell(»-ci : Modère-toi et accomplis vo-

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