Ibid., IX
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naturelle peut«ell6 s'éteindre? n s'en faut de beaucoup. On chercherait en vain dans loi de Moïse la condamnation de Torgueil, de la vanité, de Tambitiop, de la colère. L'escla> vage y est autorisé ; Tépoux peut répudier réponse ; le père peut vendre la fllle ; le chef de la famille n'accorde sa béné* diction qu'à un seul enfant; Ts^né obtient double part dani l'héritage ; la peine de mort est prodiguée ; elle frappe nm* seulement le crime d'adultère , mais la violation du sabbat, mais l'excitation au changement de religion, et elle atteint le profane qui touche de la main les vases sacrés ou même le sol du mont Sinal ^ La loi de Moïse était donc seulement eelkl que le penple hébreu pouvait porter h cette époque , et non pas la loi morale tout entière.
Enfin la quatrième révélation , celle de l'Évangile, choisit dans la troisième un précepte qu'elle élève au-dessus de tom les autres : « Aimez Dieu par-rdessus toute chose , dit*elle , et votre prochain comme vous-même , c'est là la loi et les pro-^ phètes. >» En effet, l'ancienne loi avait dit : « Tu aimeras l'Éternel ton Dieu de toute ton âme, de tout ton cœur et de toutes tes forces... Tu aimeras ton prochain comme toi-même : je suis rÉternel*. » Mais si ce précepte n'avait pas dispensé de là lumière naturelle , du temps de l'ancienne loi , peut-il en diif penser du temps de la loi nouvelle ? En admettant qu'il con* tienne toute la morale religieuse et toute la morale sociale èontient^il la morale individuelle? Dirons**nous, comme Ha*' tcheson, que le devoir de la tempérance et du courage ne soat que le devoir d'aimer Dieu par-dessus toute chose et le pro« ohain comme soi^^même? Si les vertus individuelles sont des moyens de plaire à Dieu, encore faut-il que la conception morale nous indique qu'elles sont les vertus individuelles ? Le devoir d'aimer le prochain comme soi-même , laissait subsis^ ter dans l'ancienne loi la répudiation, la servitude ; peut-il encore souffrir ce voisinage? La parabole du Samaritain mom tre que notre prochain est plutôt l'étranger qui nous porte se»
1. Exode, Xï\f xxiy xxiii, xxxi; Lévitique, xix, xx, xxv; DeutéronofMi