‹ Traité des facultés de l'ame (volume 2)Chapitre 210 sur 318 · De Offie.t liv. 1**, chap. xxxv · texte numérisé non relu

De Offie.t liv. 1**, chap. xxxv

2. Timée, édit. H. E., t. UI, p. 70, e; édit. Tauch., U VII, p. 74.

3. Pentéês, édit. Faugères, t. U, p. 376. 4* fbtd., 1. 1", p. 192.

&. Jhid., t. 1", p. 20.

là une pensée du Phédon. « Le corps est un obstacle pour la connaissance de la yérité... C'est quand Fâme est abandonnée à elle-même qu'elle aperçoit le juste , le beau et le bon. Le vrai philosophe ne doit donc pas craindre la mort, car seul il possède les vertus, qui sont des purifications. Comme on ledit dans les mystères^ les purifiés habiteront seuls avec les dieux^» « Faites, mon Dieu, dit Pascal, que dans une uniformité d*esprit toujours égale, je reçoive toutes sortes d'événements, puisque nous ne savons ce que nous devons demander, et que je ne puis souhaiter l'un plutôt que l'autre , sans présomption et sans me rendre juge et responsable des suites que voire sa* gesse a voulu justement me cacher. Seigneur, je sais que je ne sais qu'une chose, c'est qu'il est bon de vous suivre, et qu'il est mauvais de vous offenser. Après cela , je ne sais lequel est le meilleur ou le pire en toutes choses. Je ne sais lequel m'est profitable, de la santé ou de la maladie, des biens ou de la pauvreté, ni de toutes les choses du monde. C'est un discernement qui passe la force des hommes et des anges, et qui est caché dans les secrets de votre providence, que j'adore et que je ne veux pas approfondir'. >» Dans cette magnifique prière , Pascal ne fait cependant encore que reproduire les leçons de Socrate. Le philosophe grec voulait qu'on se bornât à demander au ciel les biens' sans autre désignation, en laissant aux dieux le soin dé juger quels étaient les véritables biens*. « Tu vas prier, Alcibiade, disait-il, mais prends garde de demander aux dieux des maux en place des biens. A combien de rois la puissance n'a-t-elle pas été funeste ! Combien de nos concitoyens ont souhaité d'être généraux, qui ont 'été exilés ou mis à mort! Combien avons-nous vu de gens, qui, après avoir demandé aux dieux des enfants, et en avoir obtenu, se sont attiré par là de grands chagrins ! Les hommes se plaignent à tort des dieux. Voici la prière qu'il faudrait faire : Jupiter donnenous les vrais biens, quand même nous ne les demanderions

1. Phédon, édit. H. E., 1. 1*% p. 65 et 68; édit. Tauch., t. h', |i. 112-118.

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