‹ Traité des facultés de l'ame (volume 2)Chapitre 221 sur 318 · Genètey xxxit · texte numérisé non relu

Genètey xxxit

ces esclaves. Indépendamment de la pluralité des femmes légitimes, Fantiquité autorise encore Fusage des concubines. On en voit l'exemple dans l'histoire des patriarches et des rois David et Salomon. Le nom par lequel les Athéniens désignaient la courtisane * n'était pas flétrissant. »

Nous pourrions répondre que Platon, dans les Lois^ défend tout commerce avec une autre femimc que l'épouse légitime*; et à ceux qui répliqueraient qu'il n'a pas été obéi , nous demanderions si sa voix est mieux écoutée de nos jours f Les peuples chrétiens ont-ils chassé de leurs murs les courtisanes? Les législateurs modernes les ont-ils au moins flétries? Leur interdit-on y comme à Athènes, l'entrée des temples, Faccës de la place publique, l'usage de certains vêtements? La loi civile française défend la pluralité des mariages , maïs elle ne défend pas la pluralité des unions. L'homme ne peut prendre, devant la loi, qu'une seule femme et la femme qu'un seul mari; mais la loi ne sévit contre les unions illégitimes qu'^ diminuant l'héritage des enfants que donnent ces unions, c'est-à-dire en punissant l'innocence. Elle ne s'informe même pas si les enfants naturels qu'un homme reconnaît, lui viennent d'une ou de plusieurs unions illégitimes. Et que fait-elle pour garder la sainteté du mariage ? L'adultère de l'épouse est punie, et il l'était dans l'antiquité, même avec excès; mais celui de l'époux, commis hors de la maison conjugale , demeure sans punition '.

On s'élève contre les mariages incestueux des frères et des sœurs , en usage chez les Hébreux , les Grecs et toutes les populations primitives. Mais il faut remarquer que ces mariages ne se faisaient qu'entre les frères et sœurs de mères différentes : Sarah n'était que la sœur consanguine d'Abraham. Le Grec pouvait épouser sa sœur de père et non sa sœur de mère. Cette différence vient de ce que le Grec n'entrait pas dans l'appartement des femmes et que le commerce avec sa belle-mère et les filles de celle-ci lui était aussi sévèremeut

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