‹ Traité des facultés de l'ame (volume 2)Chapitre 222 sur 318 · Exaipo · texte numérisé non relu

Exaipo

V. OEuvres complètes^ Irad. de M. (Cousin, 1. VIII, p. \2'-i,

a. Voy. la Morale sociale, par Ail. (damier, \k ni.

interdit qu'avec les femmes d'une autre famille. Le mariage d'un fils du premier lit avec une fille du second lit, était comme un mariage avec une étrangère et ne pouvait amener le relftchement des mœurs domestiques. Pour la même raison, Fonde pouvait épouser la nièce. A Rome, où le commerce des deux sexes était plus libre , les mariages des oncles et des nièces , des frères et des sœurs consanguins n'étaient pas permis ^ A ces raisons on peut ajouter que si une famille vit seule au milieu de ses esclaves, comme la famille d'un patriarche, ou au milieu de ses sujets, comme la famille d'un roi de rOrient ou de l'Egypte , les mariages ne peuvent guère s'établir qu'entre les membres de la même famille, à moins de renverser l'ordre et la hiérarchie de l'État.

L'esclavage est le sujet d'une des plus graves accusations contre l'antiquité. En eCTet, la servitude, jugée de l'état de civilisation où nous sommes, est un fléau et un crime; mais, jugée du point de vue de la société primitive , l'esclavage est l'adoucissement d'une condition plus malheureuse encore. Il remplace le massacre des prisonniers. A l'époque où il s'établit , plusieurs tribus se sont fondues en une seule ; les plus faibles ont été soumises; la guerre n'existe plus de tribu à tribu , c'est-à-dire d'homme à homme. Une nation s'est formée, la guerre est reportée aux frontières du pays, les hommes libres seuls la supportent, tous les esclaves en sont dispensés. La plus grande partie du territoire est soustraite à la dévastation et au pillage. Le plus grand nombre des hommes peut se livrer aux travaux de la paix. C'est une cause d'amélioration pour la vie matérielle et pour les mœurs.

Y a-t-il des peuplades auxquelles il soit avantageux de se soumettre à d'autres ? Qui peut douter qu'il en ait été ainsi \ l'origine de la servitude*? Aujourd'hui encore les tribus sauvages de l'Amérique du Nord disparaissent rapidement sous les ravages des maladies contagieuses, des famines, des débauches, que favorisent les peuples policés qui les entourent , et

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