‹ Traité des facultés de l'ame (volume 2)Chapitre 241 sur 318 · EOicpalioc · texte numérisé non relu

EOicpalioc

2. Soçia. XénophoD, Mémoires, liv. I, chap. v , liv. III , chap. ix , liv. IV, cliap. V, VI.

3. Omnino hominem éx homine tolliU {De Offic.y liv. Ul, chap. v.)

comme une exhortation à la vertu. Ce n'est pas Tutilité, dit-il, qui est la source de Thonnête, c'est Thonnéte qui est la source de Futilité. Lorsque Régulus voulut retourner à Carthage pour ne pas violer son serment, il n'était pas poussé par la crainte de Jupiter, gardien de la foi jurée, car Jupiter pouvait-il lui infliger des supplices plus cruels que ceux dont il était menacé? mais par la laideur morale ^ qui s'attache à la violation du serment. Il faut donc , conclut-il , pratiquer l'honnête pour lui-même, et par là il se meta une grande distance d'Épicure. Que deviennent, dit-il, les vertus chez Épicure ? n donne pour but à la culture de l'esprit la jouissance des plus exquises délices ; il conseille le courage comme un moyen d'éviter la douleur, et la tempérance comme un art de ménager le plaisir, de sorte que le sage d'Épicure est courageux par lâcheté et tempérant par intempérance, comme Platon l'avait déjà dit de certains philosophes de son temps*. La justice et la bienfaisance n'existent plus, si on les pratique non pour elles-mêmes, mais pour la volupté qu'elles procurent*. Cette conclusion du philosophe romain contient la solution du problème qu'on agite sur les rapports de l'utile et de l'hontiête, de l'intérêt et du devoir, du bonheur et de la vertu. Le désintéressement mérite et obtient seul la récompense : pour la mériter et l'obtenir il ne faut pas d'avance y songer. L'homme vertueux, dit Sénèque, ne cherche pas le bonheur, mais il le rencontre^. Il faut pratiquer Thonnête non comme utile, mais comme honnête, bien que l'honnête soit utile, et qu'à proprement parler, l'honnêteté soit la véritable et la seule utilité. Toutefois, dans le langage ordinaire, les hommes attachent surtout le nom d'utile et d'intérêt à ce qui satisfait leurs besoins les plus impérieux et leurs passions les plus véhémentes, comme les besoins des sens et ceux de l'amour-propre ; peut-être donc parlerait-on une langue plus claire, si Ton disait, avec les premiers académiciens et avec les péripatéticiens, que Thommc

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