‹ Traité des facultés de l'ame (volume 2)Chapitre 258 sur 318 · Voy. 1. 1", p · texte numérisé non relu

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conlré quelques hommes qui sont portés à la diminuer ou à l'enfler par un certain goût naturel de dissipiulation ou d'enflure ^ En conséquence, lorsque nous recevons un témoignage, nous examinons si le témoin est intéressé à déguiser la vérité, et si en dehors de tout intérêt, par son caractère, il n'a pas quelque tendance à cacher ou à exagérer ce qu'il a tu. Nous jugeons ainsi que tous les hommes agissent comme nous agis? sons nous-mêmes, ou comme nous ayons m agir ceipc que nous avons observés.

La croyance à la généralité des phénomènes de la nature, qui est le soutien de la vie ordinaire , est aussi la base de nos jugements dans les sciences, c'est elle qui nous fait admettre ce qu'on appelle le» lois de te nature. Ces lois dépassent de beaucoup les limites de notre expérience personneUe et de Texpérience de tous les hommes. La loi de l'attraction conçue par Newton excède de toutes parts les observations que ce grand homme avait faites sur les astres. S'il avait voulu s'en tenir à l'expérience, il aurait dit seulement : les astres que j'ai observés pendant ma vie s'attiraient en raison directe de leur masse et en raison inverse du carré de leur distance. Il aurait, non pas établi une science, mais seulement raconté une histoire.

La croyance à la généralité des phénomènes est si profondément implantée dans notre esprit, que nous cherchons sans cesse à vérifier cette généralité par l'expérience, et que, si elle se vérifie, nous la tenons pour une explication. Les anciens voyaient les vapeurs monter vers les cieux et les corps solides descendre vers la terre; ils en concluaient qu'il y avait deux espèces de corps, dont Tune tendait naturellement en haut et l'autre en bas. Les modernes ont découvert que les corps légers ne s'élèvent pas d'eux-mêmes, mais parce que des corps plus lourds prennent la place des premiers et les portent en haut, de sorte qu'il n'y a pas deux espèces de corps, mais une seule dont la tendance uniforme est de tomber, c'est-à-dire de tendre vers d'autres corps en raison directe des ofiasses, et in-

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