‹ Traité des facultés de l'ame (volume 2)Chapitre 27 sur 318 · Voy. plus haut, même volume, p · texte numérisé non relu

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et une couleur particulière , et que les qualités exlérMBttm bleu observées feraient reconnaître les plantes salutaires M même leurs divers genres d'utilitéi Newton pensait quC» pût la couleur des eorpsi on parviendrait à jugfer d'avant dé iA disposition intérieure de leurs partieii el» par exemple, du clivage des cristaux, c'est-à-dire du sons dans leqliel Us se lan» sent diviser» Tels sont les moyens que nous a donû^ la Pferi-^ dencci pour étendre la portée de nos sens aU delà des limites qu'ils paraissent au premier coup d'c&il né pouvoilr pas ûràfr^ chir»

En résumé) la perception est limitée soUs le rappoM de Y^* pace et du tempsi et toute perception est une distinctio et une limitation. Les organes, étant eux-^mêmèS des Objets matériels, mêlent leurs qualités à celles des objets extérieurs ; en consé* quence nous ne percevons que le rapport des unes et des ûu* très. Les qualités de nos organes noué édiappent dans leul* état ordinaire, mais deviennent pour nous des objets de për* ception, quand elles subissent quelques diang^râientÉ. Lèé organes sont plus ou moins bien constitués chei les diveri individus, mais ils sont bornés chez tous et ne font pas connaitre tous les objets extérieurs; la philosophie inar* que les limites et les conditions de Texercice des sens» non pour en faire rejeter le témoignagci mais pour enseigner à ne leur demander que ce qu'ils peuvent fournir, et à ne pas les accuser des erreurs par lesquelles nous suppléons quelquefttài à leur silence. La philosophie maître de plus que les bornes des sens leur sont imposées dans notre intérêt, que nous avoda d'ailleurs les moyens d'en étendre la portée i sans nous lei rendre nuisibles, et que c'est à nous de multiplier ces ree» sources réservées par la Providence à nos efforts et à notre industrie.

S II Dièllnëtlon de lit ptoriséitilon, d« I^affécUon àgf éàbU ou û^igtéMty tIS

rimprfSBioii ofgiiiAittuie SI Ue là beHisaiioi).

Nous devons distinguer la perception d'avec quelques autres phénomènes qu'on a confondus avec ellOi On a Compris àous

LES PBaCiPTIONâ W LA PRIMIÈMK PARTII DM CONNAISSANCES. 55

un mtoie dom, soub celui dé senëation : 1* la perception telle que noùi l'aTons définie ; ^ l^tiffiection agréable ou désagréable qui peut l'accompagner; 8* l'impresBion exercée par TôlDJet ex« térirar sur i^organe corporel. Platon dit que rimpression suf l'organe peut èti^ sentie ou non setitie S et il reconnaît que cette impression peut être sentie sans plaisii^ ni peine*. Ce pas-** sage semble établir une distinction entre la perception telle ()ue nous Tavons entendue, Témotion agréable ou désagréable , et rimpreision organique» Hais, partout ailleurs Platon confond sous le nom de sensation * la vue , l'ouie , TodorM ^ le froid, It chaud, le plaisir, la peine, le désir, la crainte, c'est-^à'^dire la perception et raflèotiôn agréable ou désagréable.

Aristote parait plus ferme dans la distinction de la péroep» tion et de l'affection. Notu avons vU qu'il regardait là connaissance par les sens * comme une foculté distincte de rinclina* tion ou de la disposition à jouir et à souffrir ^

Les modernes ont reproduit la confusion de Platon plutôt que la distinction d' Aristote. Descaries distingue Timpression organique d'avec le Sentiment ou la perception > mais il con«* fond, sous le nom de sentiment ou de perception, lé plaisir, la peine, la ùAm^ la soif, la couleur, le son, Todeur, etc., c'est-à-dire des affbctlons et des perceptions \

L'école cartésienne a imité le langage de son chef. De son côté, Locke emploie indifféremment les mois de perception, d'impression^ d1déè et de sensation, tt Nos sens, dit^il, font passer des objetd extérieurs dans notre ànie ce qui y produit iRfmrcgpiiîm des qualités sensibles, c'est ce que j'appelle «m«> tofifoM».. La Muntion est une mpresHtm ou un mouvement é%^\é dans quelque partie du corps^ qui produit quelque per^

1. AloOiriTèv xal àvaîoOT)Tov TcàOiQi&ot. Timée, édit.H. E.,t. III, p, Q\,a, h; édit tâUch., t. VU, p. 64.

2. AlffOviTèv |i.èv ÔTt(iAXi9Ta Xuitt); Sa xaHSovrj; oO (JieTéxov. Timée, édit. H. E , t. m, p. 64, e; édit. Tauch., t. Vil, p. 65.

3. AW&y](ric. Théétète, édit. H. E. , 1. 1*% p. 156, b, et 186 e, édit. taucb., t. !•', p. Î48 et 296.

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