T6 jalaOT)Tix6v
Ô. T6 6ptxTix6v. Voy. plus haut, 1. 1", p. 50.
6. OEuvres philosophiques, édii. Ad. G., introd., p. cii et cm.
56 LIVRE SIXIÈMB , SECTiOM PBEMIÈRB.
ception dans rentendement... Avoir des idées et avoir. des perceptions c'est la même chose *. » Les mots perception^ senr satiouy impression^ qui sont les termes mêmes employés par Locke, puisqu'ils sont reçus dans la langue anglaise comme dans la nôtre, expriment donc le même fait intellectuel pour le philosophe anglais.
Condillac n'a pas, sur ce sujet, un langage plus rigoureux que celui de son maître : « La perception ou Y impression occasionnée dans l'âme par l'action des sens est la première opération de l'entendement. L'idée en est telle qu'on ne peut l'acquérir par aucun discours. La seule réflexion sur ce que nous éprouvons quand nous sommes affectés de quelque sensation peut la fournir •. »
Enfin, le philosophe dont on devait attendre le plus de lumière sur ce sujet , puisque sa principale gloire est d'avoir rendu aux sens extérieurs l'importance qui leur appartient, Thomas Reid , a cependant varié lui-même sur le choix des mots qu'il emploie pour exprimer leur action. Il dit d'abord : «( Les mouvements qui peuvent être excités dans l'or* gane de l'odorat ne ressemblent en aucune manière à la sensation d'odeur ^ » La sensation est distinguée ici de l'impression organique : est-elle donc la perception, la connaissance de l'objet extérieur? On serait tenté de le croire en lisant cette phrase : « Je trouve que la sensation atteste l'existence actuelle de l'odeur^. » Hais on est bientôt détrompé en trouvant ces mots : « Peut-être que nos perceptions auraient pu suivre immédiatement les impressions organiques sans l'intermédiaire des sensations, il paraît même que c'est ainsi que s'opère la perception de la figure visible^ >» Ainsi, la sensation est quelque chose qui s'entremet entre l'impression organique et la perception, et ce quelque chose n'est pas nécessaire pour la perception de la figure visible. La sensation serait-elle donc