‹ Traité des facultés de l'ame (volume 2)Chapitre 286 sur 318 · levai, Uodau · texte numérisé non relu

levai, Uodau

474 UVRB SIXIÈMl, SBCTION TROISIÈME.

prononcer le D et le T, lui aura paru bonne pour exprimer ce qui détient *; et la station*. Comme la langue coule' dans la prononciation de Z , il s'est servi de cette lettre pour exprimer ce qui est lisse \ l'acte même de couler S ce qui est moelleux*. Le G faisant faire à la langue un mouvement contraire au précédent , a servi à exprimer ce qui est gluant, agglutinée Le N se produisant dans l'intérieur de Forgane , exprime le dedans, Fintérieur'. Il a consacré VA à la largeur% T/long à la ligne*^ YO à la rondeur". C'est ainsi qu'il a approprié à la nature de chaque chose les lettres et les syllabes dont il forme ensuite les autres mots toujours imitatifs. Hais comme les mots ne sont que les images des choses , ils peuvent être des images plus ou moins fidèles. L'image n'est pas absolument semblable à l'objet , car alors il y aurait deux objets pareils , il y aurait deux Cratyles par exemple , et non pas Gratyle et son image. Ainsi les noms peuvent convenir plus ou moins aux objets qu'ils représentent. Par exemple , le mot par lequel nous exprimons la rudesse n'a qu*un /?** ; il en a deux chez les Ërétriens ^*. Ce changement dans l'articulation produit une différence dans l'expression, à moins qu'on ne dise que les diffé* rentes lettres ont une expression toute semblable. Il serait possible même de donner trois Rhce mot , ce qui le rendrait encore plus expressif ^^. Cependant on s'est accoutumée l'em* ployer tel qu'il est. Il faut donc faire une certaine part à la convention et à l'usage dans l'établissement des mots^^ »

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