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2. Théélète, édil. H. E., 1. 1", p. 176 ; édil. TaUcll., l. !•% p. 280.
3. Thnée, ciiil. H. E., l. !11, p. 68; édil. Tauch., l. VII, p. 71.
4. République, édil. Il, E., l. Il, p. en j édil. Tauch., l. V, p. 375.
tiennent pas Ma pnrraitc cxislence,ou à la plénitude de ré(re\ que l'être parfait ne vit, ni ne pense, et qu'il est vénérable et saint, sans intelligence et sans mouvement*. » Il considère comme synonymes les mots : divin, beau, sage et bon'.
Dans la plupart de ses dialogues , Platon dit indifféremment Dieu et les Dieux ; quelquefois dans la même phrase il emploie ce mot au pluriel et au singulier : « Nous sommes les possessions des Dieux et nous ne devons pas nous dérober sans l'ordre de Dieu\» Mais dans le Timée, l'ordonnateur du monde est un Dieu unique , père des autres Dieux et des démons intermédiaires entre les Dieux et les hommes. De plus cet ordonnateur est parfait. « Si ce monde est beau et que l'architecte soit bon, celui-ci a certainement consulté le modèle éternel; or ce monde est ce qu'il y a de plus beau parmi les choses contingentes et sa cause est la plus parfaite des causes^ Disons pour quel motif l'ordonnateur a disposé cet univers : il était bon et aucune envie ne s'approche de ce qui est bon ; il a donc voulu que toute chose fût autant que possible semblable à lui. Il a pris tout ce qui était visible et en mouvement et il a mis en ordre ce qui était en désordre, jugeant que cela était mieux ainsi. Il n'était et il n'est pas possible au meilleur de faire autre chose que le plus beau^ Or, il trouva dans sa raison, qu'au* cune des choses visibles, irraisonnables, ne serait jamais aussi belle qu'une chose douée d'intelligence, et que Tintelligence ne pouvait exister que dans une âme; il mit l'intelligence dans rame 9 Fâme dans le corps et il disposa le tout pour que l'œuvre fût la plus belle possible. Ainsi il est vraisemblable que le monde est un être animé et intelligent, en vertu de la providence de Dieu \ Quand le père eut vu le monde en mouve-