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2. Sophiste, édit. H. E., t. W, p. 249; édit. Tauch., t. U, p. 49.
3. Th 8è Oetov, xaXàv, aoçàv, àyaOàv xal nâv 5 xi Totovxo. Phèdre, édit. H. E., t. m, p. 246; édit. Tauch., t. VIU, p. 29.
4. Fhédon, édit. H. E.^t. !•% p. 62; édit. Taucli., t. !•', p. 107-8.
5. 'AptoToc Tâ»v ahitDv. Timée, édit. H. E.,t. m, p. 29 ; édit. Taucli., t. Vil, p. 17.
6. 0i|iiç Ôà oÛT* ^v, oût' ïcni Ttj) àpiçTcp 5pÇv à».o uXfiv t6 xàXXuTov.
7. Aià 'rilv Toû eeov irpôvotav. Timée, édil. H. E., l. UI, p. 30; édit. Tauch. , t. VU, p. 18.
518 LIVRB SIXitMS, SICnON TROISIÈME.
ment et vivant, il se réjouit et dans sa joie il résolut de le rendre encore plus semblable au modèle éternel . Après qu'il eut formé les autres dieux, d'abord le ciel et la terre d'où naquirent rOcéan et Télhys qui donnèrent le jour à Phorcys, Cronos et Rhéa, et lorsque ces deux derniers eurent mis au Jour Zeus, Héra et leurs frères et sœurs , le père du monde tint ce langage : Dieux et fils de Dieux, dont je suis le père, tout ce qui a été lié peut être délié; mais détruire ce qui offre un bel ordre et une belle harmonie serait de la méchanceté. Comme vous avez pris naissance, vous n'êtes pas par vous-mêmes immortels ; cependant vous ne serez pas détruits et vous demeurerez toujours par l'effet de ma volonté, qui est plus forte que les noeuds qui vous ont liés à votre naissance. Il reste encore à naître trois races d'êtres mortels : le monde ne serait pas complet sans elles, et il doit les renfermer pour être parfait. Si je les formais moi-même, elles seraient égales aux dieux ; afin qu'elles restent mortelles, chargez-vous de les former en imitant l'art que j'ai déployé dans votre formation, et après leur mort, ayez soin d'en recueillir les éléments*.»
Ainsi Platon regarde comme indigne de la majesté de Dieu de toucher à une créature aussi imparfaite que l'homme. C'est par la même raison qu'il avait dit dans le Banquet « les démons servent d'interprètes et de messagers entre les dieux et les humains; ils transmettent les prières et les sacrifices des uns, et les bienfaits des autres. Placés entre les Dieux et les mortels, ils remplissent l'espace intermédiaire, de sorte que l'univers est lié et continu.. .. Dieu ne se mêle pas à l'homme ', c'est par les démons qu'il se communique et qu'il adresse la parole aux mortels, pendant la veille ou le sommeil*. »
Il nous reste à montrer que la croyance à la perfection divine a conduit Platon à l'idée de la création. « Il y a, dit-il, deux sortes de puissances créatrices : l'une divine, l'autre humaine. Nous appelons puissance créatrice celle qui est cause
1. Timëey édil. H.E., l, Hl, p. 37 ; édit. Taucli., t. VII, p. 26.
2. Ibid., édit. H. E., l. Ul, p. 41 ; édil. Tauch., l. Vil, p. 31.