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520 LlYEE SIXIÈME, SECTION TROISIÈME.
connaître, c*est le Bon.... Le soleil ne donne pas seulement aux objets la propriété d'être vus, il leur donne encore la naissance» Taccroissement, la nourriture, ne subissant lui-même aucun changement; de même le Bon ne donne pas seulement aux objets la propriété d*étre connus , mais encore l'être et Tessence S étant lui-même bien supérieur à Tessence en dignité et en puissance*. » Dans le Phèdre , TËtre suprême était inactif et improductif; ce n'était qu'un modèle d*après lequel l'organisateur formait le monde qu'il ne créait pas ; ici l'Être suprême, qui est le Bon par excellence, fournit aux objets intelligibles l'être et l'essence et il crée le soleil, qui donne aux objets visibles la naissance , l'accroissement et la nourri* ture.
Une fois que l'idée de la perfection divine s'est introduite dans l'esprit, elle ne peut en sortir, et comme nous l'avons dit, elle ne peut périr qu'avec l'idée même de l'existence de Dieu. Nous ne trouverons donc pas de grande école philosophique qui n'ait fait profession de croire à la perfection de Dieu.
Aristote partageant le mécontentement de Platon contre les fables des poètes, dit : « que la divinité ne porte point envie aux mortels , et que, suivant le proverbe, les poètes sent souvent menteurs'.» « C'est pour persuader la multitude, dit-il ailleurs, qu'on a répandu que les dieux ont une forme humaine et d'autres fables semblables ; ce qu'il faut prendre de tout cela c'est que les premières essences de toutes choses sont divines^ Nous disons que Dieu est un être vivant, éternel et parfaite II n'y a pas plusieurs principes , mais un seul ; les êtres ne veulent pas être mal gouvernés ; » et le philosophe termine en citant le célèbre vers d'Homère : Le gouvernement de plusieurs n'est pas bon, qu'un seul gouverne ^.