Palluy, loc, cit
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surtout de la peur, ût qu'on appeUt la luperttitton ou le flui»tistneS est celle qui produit la folie là plus redoutable* (te connaît les ravages causés dans la raison par la peur de l'en» fer. Le grand Pascal lui-même n'en fut pas défendu par son génie : il croyait voir s'ouvrir des gouffres sous ses pas ; il se sentait tomber dans l'abîme. Cet effroi glaça son intelligence et son cœur ; il renonça de bonne heure aux sciences qu'on appelle profanes, et il se refusa aux douces émotions dé l'amour des hommes et de l'amour de ses proches** Un villa'geois, effrayé par un missionnaire, forme le dessein de donner à sa famille le baptême de sang, et il tue ses deux fils. Enfermé dans la prison, il égorge un des prisonniers. On le tient enchaîné pendant dix ans, et quatre ans après qu'on l'a délivré, qu'on le croit tout à fait guéri , il prend une arme, frappe le surveillant , donne la mort à deux de ses compagnons , et allait massacrer les autres , si on ne l'eût remis dans les feirsl Quelques médecins supposent qu'un certain genre de folie pousse au meurtre, et ili l'ont appelé la monomanie homicide. Mais on voit dans les exemples qu'ils rapportent , que cette espèce de folie, est comme les autres, causée par une passion prédominante , par la cupidité , la débauche , la jalousie » là haine, la crainte du dernier supplice, le besoin d'eïerceir sa force physique, enfin par cet instinct carnassier qui existe chez l'espèce humaine quoiqu'à un plus faible degré que ohéx l'animal, et qui nous porte à nous emparer des animaux» à los dépecer et à nous en faire des aliments ^ Ce sont des oauids semblables, et particulièrement la passion d'exefCer sou ffeoo^ voir physique, qui portent quelques malheureux à la destruOtiOn et à l'incendie, et il n'est pas nécessaire de suppoier i comme l'ont fait quelques auteurs » une monOmanie ineendiairo*.