Esquirol, ouv. cité, t. I*% p
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en leur absence» mais tous ces objets on les retrouTe dans la perception. CeUe«ci est donc un état qui précède nécessaire* ment la folie» et que» par conséquent, la folie ne doit pas faire révoquer en doute.
Enfin le sceptique qui oppose la folie à la perception» sait de quoi il parie : il entend» comme tout le monde» que la folie est une maladie pendant laquelle Tesprit confond ses conceptiens avec ses perceptions, maladie qui suppose pour terme contraire un état de santé où cette confusion n'existe pas. Dans les affaires ordinaires de la vie» le sceptique ne s'adresse ni aux fous» ni aux personnes qui révent. Il ne va pas leur pro* poser ses objections philosophiques. Il sait donc que la folle est une maladie ; qu'on guérit de cette maladie , et s'il obserw vait les fous » il verrait que » même avant leur guérison » ils s'aperçoivent de leur mal , et qu'avec . un énergique eflbrt d^attention ils en peuvent écarter les accès.
Nous ne trouvons donc pas plus dans la folie que dans toutes les autres conceptions de motifs suffisants pour rejeter la perception ou pour la regarder comme suspecte et supposer qu'elle n'est elle*môme qu'une conception plus vive» un rêve ou une folie dont on ne guérit pas. Quelle que soit la eoncêption qu'on ait voulu confondre avec la perception , notre réponse a toujours été la même : 1* cette conception se distingue natn» rellement de la perception ; a* l'attention confirma et fortifie la distinction spontanée; 3» cette conception emprunte ses éléments à la perception ; 4* le sceptique qui oppose cette con* ception à la perception» les distingue Tune de Tautre» eommo tout le monde, ainsi que sa parole et ses actions en font foi.
LIS PSRCIPTIONI OU LA PUMliRS fiRTlB DM CONNAISSANCES. 70