Voy. plus haut, 1. 1", p
LES PSHGEPTU^S OIT Là PltnflÈRB PARTiS DES CONNAISSANCES. 95
^ 8. Gonchnions ât B6Tk6l6y.
Le philosophe moderne qui paraîtrait aa premier coup cTœil porter le plus de faveur au témoignage des sens extérieurs, Locke, qui renferme toutes les connaissances dans la sensation et la réflexion , a tenu cependant , au sujet des sens, un lai^ge souvent équivoque. II affirme, par exemple, que r&rae n^esf en communication qu'avec ses sensations on ses idées et point avec les objets ; que les sensations ne ressemblent pas aux qualités secondes des corps S et, comme ce sont les qualités secondes qui nous révèlent les premières, si nous n'avons pas un moyen certain de connaître les secondes, la connaissance des corps nous échappe tout entière*. Il n'a donc pas mieux établi que Ptrotagoras , Fexistence des objets extérieurs', n n'est pas jusqu'à CondiHac, qu'on regarde comme le père du matérialisme en France, qui n'ait considéré la sensation comme un phénomène dont le côté interne ou spirituel était beaucoup plus clair que le côté externe ou matériel, et qui n'ait écrit que nous étions plus assurés de l'existence de nofre âme que de celle des corps ^
Si vous vous défiez des sens extérieurs, si vous n'avez pour en prouver l'existence que la durée comparée du rêve et de rétat de veille, comme Descartes, que la révélation, comme Halebranche , que l'harmonie préétablie , comme Leibniz , il vaut mieux nier l'existence d'un monde qui ne repose que sur des hypothèses. Nous sommes ainsi conduits à parler de cette seconde classe de philosophes qui ont rejeté l'existence du inonde externe. Ceux-ci sont plus conséquents que les premiers. Ils n'essayent pas de douner la preuve de ce qui ne peut p» être prouvé : ils n'aperçoivent pas mt fait qui est évident de lu^-même, c'est-à-dire la perception des choses matérielles,
II. Voy. Essai sur l'entendement humain^ Ut. l\, chap. viii, $ 11-16^ etDu- Sild Slewart».£»saM phUosûphiqms, trad. par Gli. Huret, 1*' Essaie chap. ii«