Tô Jv Siv.fspé/jLivov yÔLp àsi (s>jjJ.fipiTV
ce sera le nom d'un nom, ou que l'unité est une unité d'i^nité et en même temps une unité de nom. Maintenant diront-ils que l'être est un et tout? Mais s'il est tout, comment ne serait-il pas plus qu'un? et, d'un autre côté, comment ne serait-il pas tout? On ne peut parler d'existence si on ne met dans l'être l'un et l'entier. Ce qui n'est pas tout entier n'est rien, car si peu qu'on soit, il faut qu'on le soit tout entier. Le philosophe ne doit prêter l'oreille ni à ceux qui font le monde immobile, qu'ils le composent d'un ou de plusieurs principes, ni à ceux qui livrent l'être à un mouvement perpétuel : il doit admettre à la fois le repos et le mouvement. Mais nous voilà dans les mêmes difficultés que nous reprochions à ceux qui composaient l'univers avec le chaud et le froid. Le mouvement et le repos sont absolument contraires l'un à l'autre, et nous disons que l'un et l'autre existent. Existent-ils tous deux en repos, et tous deux en mouvement? Non. L'existence que nous leur accordons à l'un et à l'autre est donc une troisième chose, qui n'est ni le repos ni le mouvement. Ce ne sont donc pas le repos et le mouvement, qui, pris ensemble, sont l'être, mais l'être est une troisième chose distincte des deux autres. Ainsi, d'après sa nature, l'être n'est ni en repos ni en mouvement ; mais si une chose ne se meut pas, comment n'estelle pas en repos? et si elle n'est pas en repos, comment ne se meut-elle pas? et cependant l'être nous paraît en dehors de ces deux états : cela est-il possible ? Nous ne sommes donc pas moins embarrassés sur l'être que sur le néant ^ n
Telles sont les difficultés qu'on rencontre à concevoir l'être séparé des choses existantes. Il faut sortir du réalisme pour se délivrer de toutes ces contradictions. Quand on considère que les êtres ont une existence individuelle