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2. Métaphysique, liv. I, chap. yii ; liv.XIII, chap. Il, m et vi. Physique, liv. II, chap. ii, g 3 et 4.
que ces conceptions aient un objet extérieur à l'esprit ; nous les considérons comme des pensées intérieures, qui ne sont pas copiées sur les objets sensibles K
§3. Formation de la connaissance non sensitivesuivantAristote.
Par sa doctrine sur la réalité extérieure des genres, Platon avait été conduit à supposer que nous les avions connus dans une existence antérieure à la vie terrestre; qu'il nous en revenait sur cette terre la réminiscence ; que par conséquent les principes des sciences sont pour ainsi dire tout écrits dans notre intelligence, et que pour en retrouver la trace, il suffit de la réflexion. Aristote n'admet pas cette science infuse. « Si la science des principes nous est innée cuacpuToç, il est étonnant que nous possédions à notre insu la plus excellente des sciences*. » « Les principes, dit-il encore, ne sont pas en nous, car nous aurions sans le savoir des principes plus clairs que la question qui nous embarrasse. D'un autre côté, ils ne nous viennent pas comme dans un être vide et sans disposition antérieure. Il faut que nous ayons une certaine faculté qui ne soit pas la connaissance exacte des principes, mais seulement le pouvoir de les connaître; or, cette puissance est accordée à tous les animaux : ils ont une faculté innée de juger, qu'on appelle le sens ^. Chez les uns il y a trace de la sensation (jLovy) aidÔTiaaToç, après qu'elle a eu lieu ; chez les autres cette trace n'existe pas. Pour ces derniers la connaissance manque ou entièrement ou relativementaux choses dont la sensation ne laisse pas de trace, excepté pendant le temps que la sensation subsiste.... De la sensation vient le souvenir; du souvenir répété, l'expérience,