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èfxiretpt'ç, de l'expérience, c'est-à-dire de la notion générale qui s'est déposée dans Tàme, une à travers la multiplicité, identique à travers toutes les diversités, se forme le principe de l'art et de la science : de l'art, s'il s'agit de la pratique; de la science, s'il s'agit delà théorie. Les principes généraux ne sont pas dans l'esprit tout déterminés. Ils n'y viennent pas d'autres principes plus clairs, mais des sens. De même que dans une déroute après le combat, si l'un s'arrête, un autre en fait autant, puis un troisième; de même dans l'âme, si de plusieurs souvenirs semblables l'un s'arrête, c'est le commencement de la notion générale. On sent le particulier, mais l'objet de la notion générale est l'homme, et non Gallias. On revient donc sur les objets particuliers, jusqu'à ce que les choses simples et générales s'arrêtent dans l'àme; par exemple, sur tel ou tel animal particulier, jusqu'à ce que se fixe dans notre esprit l'animal en général, et ainsi de suite. Il est donc clair que c'est par induction èizayoiYfi <î>i'il nous faut connaître les premiers principes, et c'est ainsi que les sens forment l'universel'. » Aristote, dans ce passage, nous montre comment, à son avis, se forment les notions générales. Nous avons vu que par induction il entend la somme de toutes les notions particulières ^ : plusieurs souvenirs d'objets individuels nous présentent ce qu'ils ont de commun; ces souvenirs ou ces réminiscences sont comme les traces de la sensation; les notions générales viennent donc des sens en dernière analyse; cependant les animaux, qui sont doués des sens, ne peuvent pas tous se former des notions générales, mais seulement ceux d'entre eux chez lesquels la sensation laisse une trace, qui est la réminiscence. Aristote explique très -bien la formation des