‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 115 sur 261 · Métaphysique, liv. I, chap. i · texte numérisé non relu

Métaphysique, liv. I, chap. i

de conjecture, u7:oXr/l>tç, et la connaissance de la cause. Si le philosophe eût considéré que la conjecture s'étend à l'avenir, et que, comme l'avait dit Platon, il n'y a pas de sensation de l'avenir, s'il eût reconnu de plus que les sens ne peuvent nous faire toucher ni voir ce que nous appelons une cause, et que cette notion est due à la conscience ', peut-être aurait-il modifié sa doctrine et n'aurait-il pas conclu que toutes les connaissances simples ou générales sont des souvenirs et que les souvenirs sont les traces ou les restes de la sensation.

§ 5. De la conception et de la croyance.

« L'âme, dit-il, ne pense jamais sans une conception *• Celui qui ne sent rien n'apprendra rien et ne comprendra rien, et quiconque pensera devra penser quelque conception, savracua tt, et les conceptions sont comme des sensations, moins le fond *. Voici comment Aristote définit la conception : « La conception paraît être un mouvement qui ne se produit pas sans la sensation, ni chez d'autres que ceux qui sentent , ni pour d'autres choses que celles qui tombent sous les sens ; elle est donc un mouvement qui naît de la sensation, et il faut qu'elle soit semblable à la sensation. Gomme la vue est le sens qui s'exerce le plus souvent et que l'on ne peut voir sans lumière, la conception, ->, -javracria, a pris son nom de la lumière, a-ûo toïï ^otouç, et comme les conceptions demeurent dans l'esprit et sont semblables aux sensations, les animaux accomplissent beaucoup d'actions d'après les conceptions, les uns parce qu'ils n'ont pas l'intelligence, Tov votiv, comme les brutes, les autres

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