‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 116 sur 261 · De l'Ame, liv. III, cliap. viii · texte numérisé non relu

De l'Ame, liv. III, cliap. viii

parce que l'intelligence est quelquefois voilée par la passion, la maladie ou le sommeil '. » « La conception, poursuit-il diffère de l'affirmation et de la négation ; car le [vrai et le faux sont un composé de pensées, voy,[xaTwv. Mais les premières pensées, comment se distinguent-elles des conceptions, cpavTaff[jLaTtov? Ne sontelles pas d'autres conceptions, ou n'est-il pas vrai qu'elles n'existent pas sans conceptions 2? »

La conception est donc la suite de la sensation; elle n'y ajoute rien de nouveau. Avant de rechercher ce qu'Aristote entend par l'intelligence, ô voïïç, essayons de faire connaître la manière dont il envisage la croyance. « La conception agit sans le secours de la vue ou de la vision, comme par exemple, dans le sommeil.... elle diffère de la sensation et de la pensée, Stavota, elle n'existe pas sans la sensation, et sans elle, il n'y a point de croyance , uT:oXvi'|iti;. La conception n'est pas la croyance : on est libre de se donner une conception, mais non pas une croyance ^. Nous sommes forcés de concevoir une opinion vraie ou fausse. De plus, lorsque nous croyons à l'existence de quelque chose de terrible, à l'insLant nous sommes émus ; et de même, si nous croyons à l'existence de quelque chose qui nous rassure. Mais si l'on n'a qu'une conception, on est dans la position de ceux qui voient sur un dessin des choses terribles ou rassurantes"*. > Ainsi, pour Aristote, la conception est la suite de la sensation, et la croyance de la conception.

g 6. De l'entendement.

La réunion de l,a conception et de la croyance est ce

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