‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 121 sur 261 · Nous Jï) 0 év£/a toû )o7!Ïo//.îvos xv.i b itpa.y.Tixâi · texte numérisé non relu

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la raison pratique *, et celle-ci est le principe de l'action

T^ç Ttpàçew;. Les deux causes du mouvement sont le désir et la raison pratique ^. »

Aristote ne dit point que le but de la raison pratique soit autre chose qu'un objet originairement sensible. Nous trouvons encore dans son traité de VAme une distinction entre l'intelligence passive et l'intelligence active; mais il n'accorde pas à Tintelligence active d'autre rôle que de rendre universels, c'est-à-dire d'étendre à tous les temps et à tous les lieux, des objets primitivement particuliers, concrets et sensibles ^

§ 7. L'entendement ne donne à la connaissance qu'une forme générale : le fond de la connaissance vient des sens.

L'intelligence est donc, suivant Aristote, une faculté innée, distincte du corps et impérissable, capable de généraliser les objets de l'expérience et de les transformer par là en objets de l'art, de la science et de la croyance générale. Otez à ces objets l'universalité, ils ne sont plus que des objets sensibles.

Mais, dira-t-on, Aristote ne reconnaissait-il pas des objets qui n'ont pas été originairement sensibles, lorsqu'il disait que les différents points de l'espace attirent les différents corps * ; lorsqu'il ajoutait que le temps est le nombi'e et la mesure des changements de notre âme''; lorsqu'il avançait que les figures mathématiques ne sont point dans les objets sensibles ^^ enfin lorsqu'il posait que la notion de l'infini se produit dans notre esprit à propos du temps, de la divisibilité, du principe ou de

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