Voy. plus haut, t. II, 1. VI, ch. v
vérités nécessaires ces propositions de Port-Royal : que tout ce qui est contenu dans l'idée claire et distincte d'une chose se peut affirmer avec vérité de cette chose ; et que l'existence au moins possible est enfermée dans l'idée de tout ce que nous concevons clairement et distinctement. La première nous paraît une tautologie ; la dernière efface la différence des perceptions, des conceptions et des croyances ; elle accorde trop peu aux premières, trop aux secondes, et elle ne convient qu'aux troisièmes.
On trouve ensuite dans la Logique de Port-Royal trois axiomes, qui se rapportent à la perception de la cause infinie : « Le néant ne peut être cause d'aucune chose. Aucune chose, ni aucune perfection de cette chose actuellement existante, ne peut avoir le néant ou une chose non existante pour la cause de son existence. Toute la réalité ou perfection qui est dans une chose, se rencontre formellement ou éminemment (c'est-à-dire en acte ou en puissance), dans sa cause première ou totale ^. d Tous ces axiomes reviennnent à celui-ci : ce qui est, a toujours été ou vient d'une cause capable de lui donner l'être ; ce qui est, sera toujours ou ne cessera d'être que par une cause capable delui retirer l'existence ; ou sous une forme plus simple : l'être ne peut commencer ni finir par luimême. C'est une véritable connaissance, nécessaire, en ce sens que l'objet de cette connaissance, c'est-à-dire la cause infinie, est éternel et absolu ^.
Nous n'en pouvons pas dire autont des axiomes suivants : « Nul corps ne se peut mouvoir soi-même, c'està-dire se donner le mouvement n'en ayant point. Nul corps n'en peut mouvoir un autre, s'il n'est mù lui-même ; car si un corps, étant en repos, ne se peut donner le