‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 145 sur 261 · La Logique, éd. citée, p · texte numérisé non relu

La Logique, éd. citée, p

est égal à ce qui agit, il ne se fait rien *. > Cette proposition, en traduisant les termes, revient à celle-ci : deux forces égales sont égales, et comme le disait notre auteur sur la proposition précédente, il ne faut qu'entendre les mots pour convenir de cette vérité.

Ainsi que nous l'avons dit, les autres axiomes énumérés par Bossuet se rapportent soit aux conceptions morales, soit aux conceptions géométriques, soit à la perception de l'infini. Ce sont des axiomes véritablement nécessaires, où l'attribut ne répète pas le sujet. Dans une proposition tautologique l'esprit n'avance pas; il se redit à lui-même ce qu'il sait ; dans les autres propositions, l'attribut ajoute au sujet; il ne fait pas que le reproduire en termes différents.

§G Du fondement des vérité» nécessaires suivant Bossuet et Fénelon.

Bossuet, cherchant le fondement des vérités nécessaires, l'établit en Dieu même. « Toutes ces vérités et toutes celles que j'en déduis par un raisonnement certain, subsistent indépendamment de tous les temps : en quelque temps que je mette un entendement humain, il les connaîtra; mais en les connaissant il les trouvera vérités, il ne les fera pas telles ; car ce ne sont pas nos connaissances qui font leurs objets : elles les supposent. Ainsi ces vérités subsistent devant tous les siècles et devant qu'il y ait eu un entendement humain.... Si je cherche maintenant où et en quel sujet elles subsistent éternelles et immuables comme elles sont, je suis obligé d'avouer un être où la vérité est éternellement subsistante et où elle est toujours entendue, et cet être doit être la vérité même, et doit être toute vérité, et c'est de

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