Ép. aux Rom., n
~j. Kotyat tvvotKi.
G. Nouveaux essais, avant propos, édil. Erdmann^ p. 195.
et plus loin : « Peut - on nier qu'il y ait beaucoup d'inné en notre esprit, puisque nous sommes innés à nous-mêmes, pour ainsi dire? Peut -on nier qu'il y ait en nous être, unité, substa7ice, durée, changement, action, perception, plaisir, et mille autres objets de nos idées intellectuelles?... Pourquoi s'étonner que nous disions que ces idées nous sont innées avec tout ce qui en dépend? L'âme n'est pas une tabula rasa. mais une pierre de marbre qui a des veines formant certaines figures qu'il faut découvrir par le travail. C'est ainsi que les idées et les vérités nous sont innées, comme des inclinations, des dispositions, des habitudes ou des virtualités naturelles, etnon pas comme des actions, quoique les virtualités soient toujours accompagnées de quelques actions souvent insensibles qui y répondent *. » Nous citerons encore un passage pour fixer d'une manière précise le sens dans lequel Leibniz prend les idées innées. « L'expérience est nécessaire, je l'avoue, afin que l'âme soit déterminée à telles ou telles pensées, et afin qu'elle prenne garde aux idées qui sont en nous. On m'opposera cet axiome reçu parmi les philosophes : qu'il n'est rien dans l'âme qui ne vienne des sens, mais il faut excepter l'âme même et ses affections 2. Or l'âme renferme Vétre, la substance, l'un, le même, la cause, la perception, le raisonnement, et quantité d'autres notions que les sens ne sauraient donner. Gela s'accorde assez avec l'auteur de \ Essai, qui cherche une bonne partie des idées dans la réflexion de l'esprit sur sa propre naturel. »
Suivant certains passages de Leibniz, les inclinations, dispositions ou virtualités naturelles ne sont jamais sans
\ . Nouveaux essais, édit. citée, p. 196.
2. Ni/lit est i)i intcilcctu quod non fiierit in sensu, excipe nisi ipse intellectus.