Voy. pins haut, les axiomes selon Port-Hoyal, g
2. Voy. phis haut, même liv., cliap. i, i i, et Bescartes, Œuvres philosophiques, éiiil. Ad. G., t. IV, lettre LL
PRmCIPAUX SYSTÈMES SUR LES FACULTÉS 287
monstrations qui réduisent à l'impossible. » Et ailleurs il ajoute : « Les propositions identiques servent pour la réduction à l'absurde. On n'instruira pas un homme en lui disant qu'il ne doit pas nier et affirmer le même, en même temps ; mais on l'instruit en lui montrant, par la force des conséquences, qu'il le fait sans y penser *. « Pour montrer à quelqu'un qu'il se contredit, il suffit de lui traduire les termes de la conséquence qu'il a tirée, et de lui montrer que ces termes sont contraires à ceux du principe qu'il admet. Il s'agit donc toujours d'une définition de mots. Par exemple, Locke suppose que la notion de l'infini vient de la sensation et de la réflexion : il suffit de lui rappeler ce qu'il entend lui-même par sensation et par réflexion, pour lui démontrer que ces facultés ne peuvent donner la notion de l'infini. On s'appuie pour cela sur la définition de la sensation et de la réflexion ; mais l'expérience est suffisante pour faire reconnaître que la sensation et la réflexion étant telles choses, elles ne donnent pas ce qui les dépasse. Nous ne croyons donc pas avec Leibniz que les propositions identiques et les définitions de mots soient des vérités nécessaires.
A côté des propositions identiques Leibniz place ce qu'il appelle les propositions demi-identiques. « Cellesci, dit-il, ont une utilité particulière : par exemple, wn homme sage est toujours un homme ; cela donne à connaître qu'il n'est pas infaillible, qi/.'il est mortel, etc. Quelqu'un a besoin dans le danger d'une balle de pistolet, il manque de plomb pour en fondre dans la forme qu'il a; un ami lui dit : Souvenez-vous que l'argent que vous avez dans votre bourse est fusible. Cet ami ne lui apprendra point une qualité de l'argent, mais il le fera penser à un usage qu'il peut en faire, pouravoir des balles à pistolet dans ce pressant besoin. Unebonnepar-