‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 162 sur 261 · Voy. plus haut, liv. VII, chap. i · texte numérisé non relu

Voy. plus haut, liv. VII, chap. i

replacée au rang qui lui appartient dans une saine philosophie. Enfin on aperçoit sous la division nominale qu'il adopte pour les facultés intellectuelles, et que nous reprochons à son ouvrage, une autre division plus exacte. Celle-ci distingue les sens extérieurs, la conscience, la mémoire et une faculté supérieure qui nous fait connaître les objets nécessaires ; et à côté de ces facultés de connaissance, elle établit des facultés de croyance, telles que la faculté d'induction et la faculté d'interprétation. Si l'on songe à l'importance de la disiinction de la connaissance et de la croyance, pour la fidèle analyse des actes de l'entendement, si l'on se rappelle que, sans cette distinction, il est impossible de rien comprendre à la nature de l'erreur et à celle du doute, et qu'elle est ainsi le seul moyen de résoudre le problème si longtemps et si vainement agité de la certitude S on sentira de quel prix inestimable est la théorie intellectuelle de Thomas Reid, et l'on ne s'étonnera pas que nous le placions à la tête des observateurs de l'esprit humain.

i. Voy. plus haut, ILv. VII, chap. ix.

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